Ici et Là-Bas - n° 342
Vendredi 15 avril 2005
par Gens de la Caraïbe
   

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A la recherche d’une date

 
   
 
   
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Petite annonce 2 / La marquise S.S. © Elodie Barthélémy
Petite annonce 2/La marquise
S.S.
© Elodie Barthélémy*
Les Haïtiens doivent bien rire de ces rebondissements autour de la recherche d’une date nationale de commémoration de l'abolition de l'esclavage. Pas tant que cela, nous confie une franco-haitienne, « après le fiasco du bicentenaire, tu sais, on n’a pas de quoi être fier… »
Le débat, si débat il y a, on l'espère, est toujours houleux après les déclarations de l’humoriste Dieudonné, l'appel des « indigènes de la République » à « décoloniser » la société française, les propos déplacés des uns, replacés par les autres, et les protestations contre la loi du 23 février 2005 portant sur l’enseignement officiel du seul rôle positif de la colonisation française. Les différents épisodes auront au moins servi à pointer la nécessité de faire rentrer dans les manuels scolaires les traites négrières. C’est désormais en route.
Formations des enseignants, programmes scolaires, prix décernés à des thèses de recherche sur les traites négrières, préconisations et actions déjà engagées.
Retrouvez tous les détails sur le site officiel du Comité pour la mémoire de l’esclavage décrété par le Président de la république française en janvier 2004.
Si ce comité a préconisé comme date de commémoration nationale le 10 mai, plusieurs associations d’antillais-parisiens préfèreraient la date du 23 mai, qui depuis 1998 rassemble plusieurs Guadeloupéens, Martiniquais, Guyanais et Réunionnais autour de la mémoire des esclaves.
Voir les organisateurs : Le Comité Marche du 23 mai 1998 et la lettre argumentée au Président de la République envoyée par le CIFORDOM, une des plus anciennes associations d’ultramarins en région parisienne.

Voici donc dans cette lettre du mois d’avril/mai des repères pour retrouver quelques ouvrages sur ce thème et autres infos pour une meilleure mutualisation de nos compétences et ainsi mieux consolider notre réseau d’acteurs culturels. Bonne lecture.

Revue de presse

De Libération au Monde en passant par le Nouvel Observateur, l’hebdomadaire le Mot phrasé et de nombreux sites Internet, la matière est donnée pour alimenter les réflexions autour des propos des uns et des autres : Dieudonné qui dénonce le manque de recul autour de la mémoire de l’holocauste ; le philosophe Alain Finkielkraut qui se veut « polémique et incisif » et s’en prend aux Antillais qui vivraient de « l’assistance de la métropole » (Le Monde du 26 mars 2005) ; Jacky Dahomay, philosophe guadeloupéen, qui répond dans une lettre ouverte à son confrère parisien que « si le chômage endémique sévit [en Guadeloupe] c’est à cause de l’héritage de l’économie coloniale » ; et l'appel lancé contre les « ratonnades anti-blancs » qui, en se défendant de dénoncer un nouveau racisme, risque de cristalliser des ressentiments entre communautés...
Malgré tous ces remous, Christiane Taubira, auteure de la loi du 10 mai 2001 reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, évoque dans une lettre ouverte une grande « déception » en apprenant que le Premier ministre renvoie au mois de juin son accord pour le choix du 10 mai comme date nationale. Plus d'infos sur www.menaibuc.com.

Sur les sujets constructifs qui nous intéressent surtout :

Economie et culture peuvent-elles encore s’ignorer ?
« Quelque chose est en train de changer dans le secteur culturel. Structuration des professions, formation des acteurs, mise en place ou développement d’une économie de la culture deviennent les maîtres mots. » Faisant référence entre autres aux formations proposées par l’association Kolimel soutenue par la DRAC. Constat valable pour les formations proposées par l’AMSEC en Martinique et Guadeloupe soutenues par les DRAC.
L’article cite les conclusions de deux jours d’ateliers proposés par l’Agence de coopération de la Guadeloupe pour le livre, la lecture, l’information et la documentation. « La Guadeloupe est au deuxième rang des DOM, après la Réunion, des pays importateurs de livres ». En supposant qu’il s’agit d’une étude nationale, les conclusions de l’article reprennent les problèmes liés au coût de transport du livre malgré les aides financières octroyées et le manque de formation des personnels de librairie ou encore « la carence des media qui se nourrissent du bruit de l’immédiat. » En guise de défi, Julien Mérion appuie « l’enjeu de l’économie du livre, c’est la construction solidaire d’une économie de la culture dans un pays à construire ».
Le Mot Phrasé, Limewo 136 – 16 mars 2005, Guadeloupe.

Livres

Après le salon du livre de Paris, moment de rencontres entre les Caribéens et Européens d’ici et là-bas, suivent le 16ème salon du Livre de la Guadeloupe à Pointe-à-Pitre, du 25 au 30 avril 2005 et le 5ème salon du Livre et du Multimédia de Cayenne en Guyane, du 27 au 30 avril 2005 avec pour thème Nouveaux Mondes : hommage à l'Amérique Latine.
A noter aussi le premier salon consacré au livre africain, le 30 avril 2005 à Paris. Voir www.grioo.com.

Parmi les livres découverts ou retrouvés sur les stands, ayant un lien avec l’esclavage, citons :

- Les Marrons chez Vents d’ailleurs paru en 2003. Comprendre l’histoire et la culture des Marrons, qui ont fui, combattu ou parfois entretenu les formes d’esclavage les plus cruelles. Illustré de dessins et documents d’époque ou actuels, cet ouvrage proposé par deux anthropologues respectés dans la région, Richard et Sally Price, se lit avec plaisir. Les Marrons, selon les auteurs forment 20 % de la population de la Guyane française actuelle. Connaître le passé des Aluku (Boni), Ndyuka, Paramaka et Saramaka permet de comprendre aujourd’hui les blessures laissées par l’Histoire.

- Terres Maudites de David Dabydeen, Dapper, 2000. Un roman qui relate l’arrivée des « Coolies » en Guyane britannique et la cohabitation avec les Noirs au lendemain de l’abolition de l’esclavage (1834). Eldorado pour les miséreux paysans, terre honteuse d’esclavage pour les Africains déportés, entre préjugés et malentendus, l’auteur nous amène subtilement à comprendre l’état d’esprit des deux peuples déracinés et montés l'un contre l'autre par les bénéficiaires de ce commerce d’hommes. Le roman est traduit d’un anglais « indien » et « guyanais », qui parfois déroute le lecteur puis l’habitue à cette ambiance particulière. Un livre dévoré en quelques heures après avoir déjà apprécié dans cette collection Rosalie, l’infâme d’Evelyne Trouillot paru en 2003 sur le thème de l’esclavage raconté par une jeune née à Saint-Domingue. En savoir plus sur le site du musée Dapper.

- Haïti, première république noire, sous la direction de Marcel Dorigny, aux Publications de la société française d’histoire d’outre-mer - ISBN : 2-85 970-029-3. Recueil de textes de chercheurs (Dominique Rogers : « De l’origine du préjugé de couleur en Haïti » ou encore « sur les chiens à esclaves » par Georges Lutz…) avec, en annexe, des documents de référence comme la proclamation de l’Indépendance ou le jugement de Victor Schoelcher sur l’indemnité exigée des Haïtiens.

Après les rencontres autour du théâtre caribéen à la Comédie française, rappelons les ouvrages parus sur ce sujet :

- Les Cahiers de Prospero, L'espace qui nous habite. Carte blanche à Gerty Dambury, n°12, 2002.
« Questionner l'art et la littérature de son pays, leurs rapports avec les pratiques artistiques en Europe… S'inquiéter de la difficulté à se départir de ce regard centralisateur qui fait qu'à Paris ou Londres soit décidé, pour un peuple, de ce qui, dans sa culture, est, ou non, œuvre d'art… Scruter les frontières instables et mouvantes de Guyane et tenter de s'ancrer, créer, être dans un espace qui vous échappe, une terre dont vous n'êtes jamais tout à fait… Dévoiler à quel point l'osmose avec sa terre fait naître une littérature toute bruissante du réel kanak… Parler de sa poésie hantée par la philosophie taoïste… Exprimer dans sa peinture et dans ses mots le nomadisme des insulaires… Et de ce théâtre qui se cherche, parler avec colère ou bien avec une ironie amère… Et puis, poète des rues à la Réunion, délivrer sa parole au public… Explorer ainsi d'autres espaces scéniques à créer… Interroger des mots familiers et évidents qui, plaqués à des milliers de kilomètres, deviennent coquilles vides. En créole et en français, entrer de plain pied dans ce qui s'écrit aujourd'hui… Et encore… et encore… » et ainsi « tenter d'apercevoir ce qui prétend se révéler et qui en réalité, se dérobe sans cesse… »
Gerty Dambury

Pour se procurer le numéro : Les Cahiers de Prospero - CIRCA - La Chartreuse, BP 30, 30404 Villeneuve Lez Avignon Cedex. Tél : 04 90 15 24 24 - Fax : 04 90 25 76 21 - e-mail : chartreuse@chartreuse.org

- Revue Dérades, revue caribéenne de recherches et d'échanges, n° 10 de juillet 2003.
Extrait de l'introduction : « Il faut, de mon point de vue, une bonne dose d’optimisme, pour s’attaquer à la question du théâtre en Guadeloupe, car, immédiatement, un nombre incalculable de questions se posent : faut-il tirer un bilan des années écoulées ? Faut-il poser, pour la énième fois la question du théâtre professionnel face au théâtre amateur ? Celle de la formation des comédiens et techniciens (ce dernier mot est un ajout personnel car ces derniers sont toujours les grands oubliés) ? Celle du théâtre à l’école ? Il me semble que parmi toutes ces questions, deux problématiques semblent ne jamais émerger : celle des esthétiques en présence et celle de l’auteur. Comme si l’on abordait d’abord la question du théâtre en Guadeloupe essentiellement par l’institutionnel. Bilan, formation, lieux, professionnalisme [...]
Aurions-nous, inconsciemment, décidé que nous ferions de nos scènes de théâtre, des espaces où se reproduiraient deux schémas opposés : l’espace traditionnel lié aux rituels de la danse et l’espace de la représentation théâtrale classique (avec, en particulier des spectacles invités : des Feydeau, des Molière, etc.) ?
A quelques encablures d’ici, il y a près de quarante ans, un homme, quasiment seul, cherchait une voie pour un théâtre caribéen. Pour cela, il écrivait des textes, qu’il mettait à l’épreuve de la scène par le biais d’un travail expérimental dans des lieux très modestes. Il reste de ce travail des textes édités et traduits en français, qui attendent que nous les montions. J’ai oublié de dire qu’il s’agissait de Derek Walcott, prix Nobel 1992 de littérature. »
Gerty Dambury

- Théâtres francophones et créolophones de la Caraïbe. Haïti, Guadeloupe, Guyane, Martinique, Sainte-Lucie. Sous la direction de Alvina Ruprecht, février 2003, ISBN : 2-7475-3803-6.
Note de l’éditeur : cet ensemble d'études consacrées aux théâtres francophones et créolophones de la région caribéenne tire son originalité de la mise en évidence des composantes de la pratique théâtrale en tant que domaine distinct de la littérature. L'ouvrage analyse la dramaturgie , la mise en scène, la réception critique et populaire, de même que le jeu, tels qu'ils se manifestent en Guadeloupe, en Guyane, en Haïti, en Martinique, et à Sainte-Lucie.


- Café Martinique de Derek Walcott, trad. de l'anglais par Béatrice Dunner. Éd. du Rocher, 2004. Invité d’honneur de la Semaine créole à la Comédie française, Derek Walcott s'est vu remettre les insignes de commandeur des Arts et des Lettres par le ministre de la Culture français.
Note de l’éditeur : Derek Walcott, depuis plus de vingt ans, publie régulièrement ses textes dans The New York Review of Books, The New Republic et d'autres revues encore. On trouvera dans les essais de Café Martinique sa vision, émouvante et lucide, des paradoxes de la culture antillaise ; son discours de réception du prix Nobel ; une lettre à l'écrivain français des Antilles Patrick Chamoiseau... Quel que soit le sujet, Walcott l'essayiste y déploie toujours la force lyrique, l'intelligence syncrétique qui ont fait de lui une des grandes voix de la poésie de notre temps.

Une petite parenthèse pour le livre A l'ombre du flamboyant paru chez Didier Jeunesse. Recueil de comptines créoles, magnifiquement illustrées. De la Guadeloupe à l’Océan Indien en passant par Haïti, c’est aussi un peu l’histoire de nos sociétés et ce qu’elles transmettent aux générations qui suivent, aussi bien dans les messages, que dans les émotions et les rythmes. On en reparlera, c’est sûr...

Et enfin Lang a fanm – ou ce que le créole dit des femmes ! de Marie-Rose Lafleur – Ibis rouge, 2005.
Sociolinguiste à la Sorbonne Nouvelle, Marie-Rose Lafleur, qui a signé Pa ban Gaz – Laisse moi tranquille, une étude sur le créole des jeunes, propose aujourd’hui ce travail sur les femmes à travers le créole, langue et culture qui pose encore une fois avec bonheur une passerelle entre les acquis et les nouvelles tendances, soulignant ainsi tous les champs possibles de recherche sur les langues créoles.
Dans la préface, Hector Poullet, qui travaille sur les langues créoles depuis des années, présente ainsi le travail de Marie-Rose Lafleur qui « […] a récolté dans le parler de tous les jours des uns et des autres, dans nos contes et nos proverbes, nos dictons et nos maximes, tout un arsenal d’expressions sur les femmes, de quoi nous soigner des séquelles de notre histoire et tenter d’installer d’autres rapports entre les hommes et les femmes d’ici. »
Cette analyse introduit un chapitre de Véronique Corinus, spécialiste de l’oralité créole pour les femmes dans les contes et légendes antillais.

Artiste du mois : Yane Mareine

Yane Mareine © YMBienvenue à Yane Mareine qui a rejoint le réseau Gens de la Caraïbe. Son spectacle Chants d’Haïti, chants graffitis, autour des pratiques des anciens esclaves s’inscrit aussi dans l’actualité du bicentenaire de la Révolution haïtienne et des commémorations de l’abolition de l’esclavage. Yane Louison épouse Mareine a grandi à Goyave en Guadeloupe. Jeune femme, elle part faire ses études à Paris dans les années 70. Du Brésil à l’Europe en passant par l’Afrique et l’Océan Indien, elle axe son travail autour des chants, rituels et rythmes des anciens esclaves, ce qu’elle appelle leurs « outils de résistance ». Dans son sac à main, elle garde deux cloches pour Erzulie, (une figure du panthéon vaudou d’Haïti) déesse de l’amour, « qui veille sur les femmes, et qui a nourri la révolution », une « divinité » qu’elle s’est réappropriée.
Actuellement, elle travaille aussi sur une pièce qui interroge la responsabilité des mères de tyrans africains.
Voir notre page spéciale et son site Internet, bien documenté et très agréable à visiter.

Infos artistes et porteurs de projets

- Un diaporama de la formation de l'Amsec sur la licence d'entrepreneur de spectacles est disponible au téléchargement (format powerpoint, 440 Ko) : cliquez ici

- Amélioration du dispositif fiscal en faveur de l'achat d'oeuvres d'artistes vivants par les entreprises.
Aux termes de l'article 238bis AB du Code Général des Impôts, les entreprises qui achètent des oeuvres d'artistes vivants bénéficient de dispositions fiscales avantageuses.
Elles peuvent déduire le prix d'achat du résultat de l'exercice d'acquisition et des 4 années suivantes par fractions égales. Ce bénéfice est accordé à la condition que les oeuvres soient exposées à titre gratuit dans un lieu
« accessible au public » - voir l'instruction fiscale n° 112 du 13.07.04, § n°104 à 107.
Le Ministre de la culture et de la communication a souhaité un assouplissement de cette disposition au même titre que le Comité professionnel des Galeries d'Art. Le Ministre délégué au Budget a précisé récemment, à ce titre, que pour les oeuvres dont le prix d'acquisition est inférieur à 5000 euros hors taxes, il admet que la condition d'exposition au public soit satisfaite dès lors que l'oeuvre est exposée dans un lieu
« accessible aux clients et/ou aux salariés de l'entreprise, à l'exclusion des bureaux personnels ».
Cette mesure est de nature à aider fortement la jeune création. La mission mécénat au Ministère de la culture et de la communication et vos correspondants en région (DRAC) restent à votre disposition pour toute précision.

Sites Internet qui nous intéressent

- Répertoire théâtral caribéen, rubrique du site de LAMECA
- Ile en Ile : entretiens avec les dramaturges guadeloupéenne Gerty Dambury
et Michèle Montantin
- Le site guyanais blada.com propose des infos sur les activités culturelles mais aussi un dossier complet sur les difficultés rencontrées par la presse guyanaise, en particulier le journaliste Frédéric Farine mis à l’écart pour ses travaux d’investigation. Il a dénoncé, parmi d’autres, une affaire de trafic de faux-papiers à la préfecture, les pratiques sauvages de l’orpaillage au détriment des populations vivant sur les rives (notamment les amérindiennes et marrons). Une pétition de soutien est signée par près de 400 personnes.

- Martiniquescoop.com, l’agenda culturel de la Martinique : le site qui s’enrichit de nouvelles rubriques propose aussi des voyages culturels, comme pour le festival de Jazz à Montréal depuis la Martinique.
- Les Anneaux de la mémoire : association de la ville de Nantes (où des négociants se sont enrichis du trafic triangulaire) qui a mis en place des conférences, des publications ou encore expositions mobiles sur les traites négrières ou les migrations et propose sur son site des mallettes pédagogiques, des repères historiques pour « comprendre sans juger ». L’association est membre du comité scientifique du programme de l’Unesco « La route de l’esclave » et a participé à ce titre aux rencontres internationales de Ouidah, Cuba, Luanda, Nantes, Palerme et Rio de Janeiro.

Nouveaux adhérents et renouvellements

- le musée Dapper, premier espace en France consacré aux arts anciens et contemporains de l’Afrique et de ses diasporas - Paris - www.dapper.com.fr
- JM’Arts, galerie d’art contemporain - Paris - voir notre page spéciale et www.jm-arts.com
- Yane Mareine, chanteuse et comédienne - Courbessas Cendras, France - voir notre page spéciale et www.mareine.com
- Marie-Lou Perian, infirmière - St Joseph, Martinique
- Marie-Jane Viator, artiste, plasticienne - Paris. Voir notre galerie d'Arts Visuels
- Marc Barrat, réalisateur, scénariste - Paris. A réalisé une série de 5 fictions, Témoignages recueillis en Guyane pendant l'été 2004 sur le sida. Voir un extrait de son DVD démo
- Sandra Audenay, secrétaire de direction - Paris

Activités de nos adhérents et partenaires

AVRIL

- 21ème Rencontre Théâtrale au CMAC, du 12 au 30 avril. Voir notre page spéciale.

- Suzy Ronel et Serge Tamas (la Compagnie Palémanlou) : contes en musique sur le thème de la mer et rencontre des habitants des communes de la Guadeloupe ; suite de la tournée en Guadeloupe débutée au mois de janvier 2005 : le 19 avril à 9h et à 14h, la conteuse et le musicien présenteront aux scolaires de la ville du Moule Vagabondageries en Mer Caraïbe au Centre Robert Loyson. Renseignements à la bibliothèque multimédia du Moule au 05 90 23 09 30. Le 20 avril à 9h30, ils seront à la Médiathèque du Gosier avec un public familial. Renseignements au 05 90 84 27 12.
La semaine se poursuivra avec des prestations dans des écoles maternelles et primaires.
Mais cette tournée est aussi pour ces deux artistes un moment d'écoute et de collecte de paroles, de mémoires. Ils iront donc à la rencontre des contes, chants, anecdotes, mais aussi tranches de vie sur nos mers et rivières. Vous pouvez les contacter au 05 90 80 11 62 ou au 06 90 59 37 69.

- La galerie JM’Arts accueille à partir du 19 avril une exposition collective de la Caraïbe. Vous pourrez y découvrir les œuvres de Claude Coquille (Martinique), Raymond Médélice (Martinique), Thierry Alet (Guadeloupe) ou encore Julie Bessard (Martinique)… mais aussi le Japonais Hiroschi Goto. Voir notre page spéciale.

MAI

- Etc_caraïbe : Après la semaine à la Comédie Française, Etc_caraïbe est a nouveau présente à Paris pour une lecture de texte. Rendez-vous le 31 mai à 12h30 au théâtre du Rond-Point. Auteur invités : Arielle Bloesh et Yoshvani Médina. Voir notre page spéciale.

- Concert du groupe ZO au musée Dapper, les 13 at 14 mai. Plus d'infos

JUILLET

- Festival international de contes Kamalakuli Mato du 7 au 9 juillet 2005. Voir le site Internet de Krakémantò www.krakemanto.gf.
Pour organiser votre séjour sur place, contactez l'office du tourisme de Saint-Laurent-du-Maroni - Tél : + 594 (0)5 94 34 23 98. Et partagez un peu la vie de Saint-Laurent-du-Maroni sur le site perso d’Eric Léon, mis à jour régulièrement : www.97320.com.

- Université de Juillet de la Caraïbe 2005 organisée par l'U.A.G. et l'Ecole Doctorale, sur le campus de Fouillole en Guadeloupe, du 4 au 13 juillet. Plus d'infos

Et aussi dans l'actualité de la région

- Festival de Jazz de Sainte-Lucie du 29 avril au 8 mai 2005
Notre adhérente et amie à Sainte-Lucie vous suggère la journée du 30 à Fonds d’Or, Bal en bouch’ pour du jazz acoustique et loin des grandes foules. Sentlisi otantik ! Sinon pour le programme complet, rendez-vous sur le site stluciajazz.org. Plusieurs bateaux proposent la virée depuis la Martinique ou la Guadeloupe…

Quelques nouvelles de...

Les concerts du Chevalier Saint Georges
en mars en Guadeloupe par Wilfrid Louis-Régis, membre de Gens de la Caraïbe qui participé à l’organisation de cet événement : « une réussite totale, surtout au Moule, salle comble, émotions, standing ovation, que du bonheur !!! Le public du Moule est plus spontané que celui de L’Artchipel mais le public guadeloupéen a été au rendez-vous et RFO a été chouette sur cet événement. Tout le monde est content... »

« [...] Nèg Maron est un véritable succès à la fois cinématographique et humain. 200 000 spectateurs ont vu le film dont 130 000 en France pour 32 salles et 70 000 en Martinique, Guadeloupe et Guyane. Après 2 mois d’exploitation, le film est toujours à l’affiche chez nous et il est de plus en plus demandé par les associations et structures scolaires pour un travail pédagogique sur les élèves.
Le peuple afro-antillais s’est reconnu dans mon travail et m’a apporté un véritable soutien [...] Malgré le très faible nombre de copie, les spectateurs ont répondu présents. Le film s’est  retrouvé dans une forte mais positive polémique sûrement due aux choix de mon titre : Nèg Maron.
Mon message personnel aux jeunes antillais : prenez conscience de votre histoire. »
Jean-Claude Flamand-Barny

Disparition de Guy-André Kieffer, époux de Osange Silou, responsable de l’Agence Invariance noire, organisatrice du Festival de films antillais à Paris.
Soutien organisé le 17 avril 2005 à la Chapelle des Lombards, 19 rue de Lappe 75011 Paris (Métro Bastille) de 15h à 22h. Depuis le vendredi 16 avril 2004, le journaliste indépendant Guy-André Kieffer est porté disparu à Abidjan. Sa famille, ses confrères et ses amis n’ont plus de nouvelles. Plus d'infos

Cadeaux adhérents

Théâtre - La Cerisaie : 5 places offertes pour le 16 avril à L'Artchipel. Plus d'infos
Musique - Groupe ZO : 10 places offertes, les 13 et 14 mai au musée Dapper. Plus d'infos

De nos nouvelles

Gens de la Caraïbe a reçu le soutien financier de la Ville de Paris pour son projet de recensement du patrimoine culturel contemporain caribéen à Paris et ses actions de soutien aux acteurs culturels caribéens de la capitale. Tout cela dans la continuité des actions que nous menons dans la Caraïbe et au bénéfice du réseau ouvert à tous. Merci !


Vannakam ! Bonne et heureuse année tamoule. Ce 14 avril, nos compatriotes tamouls célèbraient le Varusha Pirappu qui marque la nouvelle année tamoule. En savoir plus sur le site Indes réunionnaises et le blog de J.S. Sahai, Zindien de Gwada.

Portez vous bien, poté zot byen, que les vaya bien.

Karole et l’équipe de GDC.
Mési anpil, muchas gracias à Sandra, Anne, Marie-Line, Ghislaine, Georges, Jocelyne, Sylvie, Myriam, Gerty, Régine, Elodie, Jocelyn, Franck, Pierre, Jean…

*
Photo : Acrylique sur toile, 1998, 177x204 cm, exposé à La Villette en 1998. Le texte cité est paru comme petite annonce dans « le supplément aux affiches américaines » dans les années qui précédérent et suivirent la Révolution française.

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Email : info[antispam]gensdelacaraibe.org (remplacez [antispam] par @)
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La Caraïbe du Nord au Sud

Haïti / Ayiti
- Cinéma : Festival Film Jakmèl vous invite à soumettre vos oeuvres pour la sélection de la prochaine édition du festival qui se tiendra du 9 au 16 juillet.
- Émission Radio : « Accent Caraïbe »

Guadeloupe / Gwada
- Exposition de peinture : Joël Nankin - Centre culturel Rémy NAINSOUTA- du 5 au 16 avril 2005
- Lettre ouverte contre la campagne discriminatoire à l'encontre des immigrés haïtiens en Guadeloupe
- UJ 2005 : Université européenne d’été de l'UAG - du 4 au 13 juillet 2005
- L'Artchipel : Théâtre - La Cerisaie de Anton Tchékov – les 14, 15, 16 avril 2005 Invitation Adhérents
- L'Artchipel : Arts - Expressions de la création : les artistes de demain – du 19 au 30 avril 2005


Martinique / Matnik
- CMAC : Théâtre - 21ème Rencontre Théâtrale - du 12 au 30 avril 2005

- Iago d'après Othello de Shakespeare (Cie Les enfants de la Mer), les 14, 15 et 16 avril 2005, 20h.
- Deuxième édition des « Rencontres professionnelles du spectacle vivant » - les 15 et 16 avril 2005
- La Cerisaie : Danser au bord du gouffre - Mercredi 20 et vendredi 22 avril à 20h
- Jeunes femmes toutes couleurs cherche arc-en-ciel désespérément (Cie Pouty i pa téyat) - les 23, 26 et 27 avril 2005, 20h.
- Phèdre de Racine (Tam Théâtre) - les 28 et 30 avril 2005, 20h.

La Caraïbe dans le Monde

Hexagone
- Festival de la Mangrove - 3ème édition du 29 avril au 28 mai 2005 - Astronef, Marseille

Paris
- Musique : 9 semaine et un jour : La nouvelle émission musicale sur France Ô et RFO - lancement le 8 avril 2005 à 20h30
- Concert : Le Groupe ZO au musée Dapper - Vendredi 13 et samedi 14 mai à 20h30 Invitation Adhérents
- Prix littéraire Fetkann! "Mémoire des Pays du Sud / mémoire de l'humanité" - 2ème édition - 2005
- Hommage à Guy-André KIEFFER - 17 avril 05 - Chapelle des Lombards
- Exposition - Design art à tous les étages de Didier Chipan alias Did - Ars Longa, du 28 mars au 30 avril 2005
- Littérature : Peau noire, cheveu crépu - Histoire d’une aliénation - Juliette Smeralda
- Littérature : Rencontre avec Alfred Alexandre, jeune auteur martiniquais
- Littérature: Lang a fanm - Ou ce que le créole dit des femmes
- Théâtre : casting
- Concert unique: Dousin Lakarayib - Vendredi 20 mai 2005 à 20h - Chapelle des Lombards

 

 

 
 

Etc_caraïbe : Ecritures Théâtrales Contemporaines en Caraïbe

Galerie JM'Arts : lieu de création et d'exposition

L'Artchipel : la scène nationale de Guadeloupe

Yane Mareine : la page spéciale de la comédienne et chanteuse

CMAC : le Centre Martiniquais d'Action Culturelle, scène nationale de Martinique

Interreg III B - Espace Caraïbes : toute l'info sur le programme de financement européen Interreg III B

Cultureurope : la politique régionale européenne et la culture

Haïti 2003-2004 : les événements liés à la commémoration du bicentenaire

Archives : archives des pages spéciales consacrées par GDC à ses partenaires et à leurs événements

 
 
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