par Gens de la Caraïbe
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Événements
appel à candidatures
Du mardi 30 juin 2009 au mardi 30 juin 2009

Organisation : Françoise Roujean

Lieu : La Gazette du 28

Descriptif :

Prix Luis Castro Leiva 2009 (n°4) : Aide à la recherche sur le Venezuela contemporain
L’Ambassade de France au Venezuela, en coopération avec l’Asociación Venezolano Francesa en Ciencias Sociales y Humanidades “Jeannette Abouhamad”, dénommée CISHFRAVEN et l’Institut de Hautes Etudes de l’Amérique latine, Université Sorbonne-Nouvelle/Paris 3 souhaite promouvoir la connaissance du Venezuela contemporain dans toutes les disciplines des sciences sociales en offrant des bourses d’aide à la recherche pour la quatrième année consécutive.
Sont concernés les étudiants inscrits en master de recherche ou en doctorat dans un établissement d’enseignement supérieur français.
Prix : Aide financière devant permettre la réalisation d’une étude de terrain d’un mois minimum au Venezuela.
Documents exigés :
- Un curriculum vitae détaillé ;
- Un projet de recherche de 10 pages maximum (espace 1,5 Arial 12 – en français ou en espagnol) spécifiant le thème de recherche, la perspective théorique et la méthodologie adoptée pour effectuer le travail de terrain au Venezuela (entretiens, observation, archives, etc.) ;
- Deux lettres de recommandation ;
- Une copie de la carte d’étudiants.
Le jury tiendra compte de la qualité scientifique du projet, l’originalité de la méthodologie et du thème de recherche, l’effort d’approche interdisciplinaire, la rigueur d’analyse et la qualité rédactionnelle.
NB : Au retour de la mission, un rapport d’une dizaine de pages devra être envoyé aux institutions partenaires du prix.
Calendrier :
Date limite de dépôt des dossiers : lundi 27 avril 2009
Résultats du Jury : vendredi 29 mai 2009
Remise du/des prix : juin 2009
Les candidatures seront envoyées par voie électronique à l’adresse suivante :
Mme Polymnia Zagefka : polymnia.zagefka@univ-paris3.fr
Université de la Sorbonne Nouvelle - Paris III IHEAL 28, rue Saint Guillaume 75007 Paris

Source : Information&Communication IHEAL-CREDAL
UMR CREDAL CNRS - Université Sorbonne Nouvelle Paris III

Site : http://www.iheal.univ-paris3.fr


Université d'été
Du jeudi 09 jullet 2009 au mercredi 22 jullet 2009

Organisation : ECLFC (Echanges culturels et linguistiques Franco-Cubains)

Lieu : CUBA

Descriptif :

Comprendre la Révolution Cubaine : Histoire, enjeux et perspectives. Centro de Estudios Martianos, Université Montaigne Bordeaux 3, Association ECLFC
Pour tous ceux qui veulent connaître et comprendre ce fait majeur du XX° siècle qu'on appelle la révolution cubaine , son histoire réelle, son actualité, ses enjeux pour demain dans le concert des Amériques, pour ceux qui veulent en savoir plus, sur place, dans la capitale cubaine, en compagnie d'une équipe de spécialistes reconnus à Cuba et au niveau international, l'Association ECLFC et le Centro de Estudios Martianos organisent l'Université d'été à Santiago de Cuba : cours d'été s'adressant davantage à des étudiants avancés ( master, doctorat..), à des professeurs, ou à toute personne parlant bien espagnol et étant intéressée par l'histoire de Cuba. Ce voyage aura lieu du 9 au 22 juillet 2009 et les conférences seront données par de grands spécialistes cubains. Le nombre de places est limité à quinze personnes.

Les séminaires (3O heures au total) se déroulent le matin et sont complétés par des visites (centre historique, forteresse de La Cabaña, Université de La Havane, Mémorial José Marti, Musée des religions de Guanabacoa, Musée de Bellas Artes, Centre d’Etudes Che Guevara, etc.)
Programme des Séminaires :
- La Revolution cubaine, trajectoire de 1959 à nos jours
- La jeunesse cubaine d’aujourd’hui
- L’œuvre de José Marti, synthèse, actualité
- Les religions à Cuba, manifestations, problématiques
- La politique extérieure de Cuba
- L’économie cubaine : antécédents, réalités actuelles
- Les relations de Cuba avec l’Europe : antécédents, perspectives
- Relations Cuba-Etats-Unis : antécédents, nouvelle donne ?

Groupe de spécialistes cubains : María Caridad Pacheco (Centre d’Etudes Martianos) ; Ibrahim Hidalgo (Centre Etudes Martianos) ; Ana Cecilia Perera (Centre d’Etudes psychologiques et sociologiques) ; Carlos Alzugaray (spécialiste des relations extérieures, Université de La Havane) ; Rafael Soreghi (Chef du département d’Economie, Université de La Havane) ; Jorge Hernández (Directeur du Centre d’Etudes sur les Etats-Unis)

Informations pratiques, inscriptions : lamorozco@wanadoo.fr
Par courrier postal à l’adresse suivante : ECLFC (à l’attention de M. Lamore ou Mme Moreau) Institut d’Etudes Ibériques, Université Michel de Montaigne Bordeaux 3, Esplanade des Antilles, 33607 PESSAC CEDEX
Hébergement en maisons particulières sélectionnées (chambres doubles).
Prix total : 1 600 euros, incluant le transport Paris-Havane-Paris sur ligne régulière, l'ensemble des conférences et activités du programme, l'hébergement (logement en chambre double). Groupe limité à 20 places.
Passeport en cours de validité à fournir deux mois avant le départ.

Curso para estudiantes. Programa general. 10 al 21 de Julio de 2009
Viernes 10 de Julio :
- 9 a.m : recibimiento en el Centro de Estudios Martianos y recorrido por el centro. Revisión de visas.
- 10 a.m- -1 p.m : Conferencia : La geografía del archipiélago cubano. División político administrativa del país. Adelaida Ramos (Centro de Estudios Martianos).
Tarde :
- 2.30 p.m : Recorrido por el casco histórico de la ciudad.

Sábado 11 de Julio :
- 9 a.m-12m : Conferencia : La Revolución cubana (1959-a la actualidad). Sus antecedentes. Dra María Caridad Pacheco González (Centro de Estudios Martianos)
Tarde :
- 2.30 p.m : Visita al museo de la Revolución

Lunes 13 de Julio :
- 9 a.m - 12 m : Conferencia : La juventud cubana actual. Especialista del Centro de estudios sobre la juventud.
Tarde :
2.30 p.m : Visita a la Universidad de La Habana e intercambio con jóvenes universitarios.

Martes 14 de Julio :
- 9 a.m -12 m : Conferencia : Vida y obra de José Martí. Dr Ibrahim Hidalgo Paz (Centro de Estudios Martianos).
Tarde :
- 2.30 p.m : Visita al memorial José Martí.

Miércoles 15 de Julio :
- 9 a.m-12 m : Conferencia : Las religiones en Cuba. Sus diferentes manifestaciones. Dra Ana Cecilia Perera (Centro de estudios psicológicos y sociológicos).
Tarde :
- 2.30 p.m : Visita al museo de Guanabacoa.

Jueves 16 de Julio :
- 9 a.m-12 m : Conferencia : La política exterior cubana. Dr Carlos Alzugaray (Especialista de la Universidad de La Habana).
Tarde :
- 2.30 p.m : Visita al museo de Bellas Artes.

Viernes 17 de Julio :
- 9 a.m-12 m : Conferencia : Antecedentes y situación actual de la economía cubana. Dr Rafael Soreghi. Jefe del Departamento de Economía. Universidad de La Habana.
Tarde :
- 2.30 p.m : Visita al Centro de Estudios Che Guevara.

Lunes 20 de Julio :
- 9 a.m -12 m : Conferencia : Las relaciones de Cuba con Europa. Especialista del Centro de Estudios sobre Europa.
Tarde :
- 2.30 p.m : Visita al Balneario Universitario.

Martes 21 de Julio :
- 9 a.m-12 m : Conferencia : Las relaciones de Cuba con Estados Unidos. Dr Jorge Hernández. Director del Centro de Estudios sobre Estados Unidos.
Tarde :
- 1 p.m : Cierre del curso y entrega de certificados. Cóctel de despedida.

Contacts et source :
- Mélanie Moreau (Maître de Conférences à Bordeaux 3) est spécialiste de Cuba.
melaniemoreau@yahoo.fr
- Mr Lamore
Lamorozco@wanadoo.fr

Informations sur :

http://www.cuba-eclfc-universités.com



Colloque international interdisciplinaire multisitué
Du mercredi 16 septembre 2009 au vendredi 18 septembre 2009

Organisation : AMADES

Lieu : Multisite

Descriptif :

Colloque international et pluridisciplinaire co-organisé par AMADES et :
· le LISST, Laboratoire interdisciplinaire Solidarités Sociétés Territoires de
Toulouse (UMR 5193).
· l’IFERISS, Institut Fédératif d’Etudes et de Recherches Interdisciplinaires Santé
Société de Toulouse (France).
· l’Université Cheikh Anta Diop (Département de Sociologie) à Dakar (Sénégal).
· l’Institut de recherche pour le développement (UMR 145), Dakar (Sénégal) et
Yaoundé (Cameroun)
Dates et lieux.
· 16, 17, 18 septembre 2009 à Toulouse, Université Toulouse 2 Le Mirail, France.
· 30 septembre 2009 à Dakar, Université Cheikh Anta Diop, Campus
International UCAD-IRD, Sénégal et à Yaoundé, site de l'ANRS, Hôpital central
de Yaoundé, Cameroun.
Responsables scientifiques.
· Stéphanie MULOT, Université Toulouse 2 Le Mirail / LISST, France
· Raymond MASSE, Université Laval, Québec, Canada.
· Hasnia-Sonia MISSAOUI, Université Toulouse 2 Le Mirail / LISST, France.
Comité scientifique :
Jean-Pierre ALBERT, Alice DESCLAUX, Marcel DRULHE, Sylvie FAINZANG, Didier FASSIN,
Yannick JAFFRE, Thierry LANG, Sandrine MUSSO, Laurent PORDIE, Valéry RIDDE, Ilario
ROSSI, Juliette SAKOYAN, Aline SARRADON-ECK, Alain TARRIUS, Bernard TAVERNE.
Aussi soutenu et financé par :
· Le conseil scientifique de l'Université Toulouse 2 Le Mirail
· L'Institut de recherche pour le développement
Réalisé grâce au soutien du Comité de promotion de la recherche scientifique de
l'Université Toulouse Le Mirail

Plus d'informations sur http://w3.lisst.univ-tlse2.fr/colloque/index.htm et http://amades.hypotheses.org
contacts : cprs@univ-tlse2.fr, infocoll@univ-tlse2.fr


Colloque international : Droits de l’homme et politique dans les Amériques. IEP d’Aix-en-Provence
Du jeudi 24 septembre 2009 au vendredi 25 septembre 2009

Organisation : IEP

Lieu : Aix-en-Provence

Descriptif :

Présentation générale du colloque : Un contexte politique favorable à l’affirmation des droits de l’homme dans les Amériques ?
- Amérique Latine
Alors que les droits de l’homme avaient été plus ou moins sacrifiés pendant les transitions démocratiques au nom de l’impératif de la réconciliation nationale ils font leur retour sur la scène politique et apparaissent comme un élément central des processus de consolidation démocratique. Dans de nombreux pays d’Amérique Latine, les acteurs sociaux revendiquent que justice soit faite, que la vérité sur le passé soit dévoilée et qu’un nouveau récit collectif soit élaboré. Différents mécanismes sont utilisés : abrogation des lois d’amnistie (Argentine) ou des lois de caducité, commissions vérité et réconciliation, nouvelles actions en justice menées dans le cadre du mécanisme de compétence universelle et de la Cour Pénale Internationale. Une nouvelle catégorie émerge et acquiert une visibilité, celle des victimes.
- Etats-Unis
Depuis le début des années 1980, la politique étrangère des Etats-Unis envers l’Amérique Latine a été guidée par l’exigence de démocratisation et de respect des droits de l’homme. Ces principes sont souvent entrés en contradiction avec ceux de la sécurité hémisphérique ou de la politique de lutte contre la drogue. La politique étrangère des Etats-Unis semble animée par des logiques hétérogènes, elle mobilise des réseaux d’acteurs très variés. La plupart des grandes ONG de défense des droits de l’homme basées à Washington et à New York ont un rôle déterminant dans l’orientation de la politique étrangère (HRW, WOLA…).
Depuis les attentats du 11 septembre, la politique étrangère et politique intérieure sont de plus en plus animées par la dimension sécuritaire. Les Etats-Unis commettent de nombreuses exactions dans le cadre de la lutte contre le terrorisme (droit à la sécurité entraînant des violations des droits humains : Guantanamo…..). L’élection de Barack Obama et le fait que les démocrates qui se sont toujours montrés de fervents défenseurs des droits de l’homme, soient majoritaires au Congrès et au Sénat risquent de donner lieu à un changement en matière de droits de l’homme. Dans quel pays d’Amérique Latine, la politique des Etats-Unis va-t-elle connaître le plus d’infléchissements (en Colombie où les démocrates s’opposent, pour l’heure, à la signature du TLC en pointant du droit le taux alarmant d’assassinats de syndicalistes ? à Cuba où le gouvernement américain pourrait mettre fin à l’embargo et favoriser une transition démocratique ?).

Objectif du colloque et principaux thèmes abordés
Les analyses académiques abordent la plupart du temps les droits de l’homme sous un angle juridique ou à partir de considérations éthiques concernant la nécessité d’inclure le respect des droits fondamentaux dans les politiques publiques nationales mais également dans les politiques étrangères. En revanche, rares sont les analyses fines des différents contextes politiques dans lesquels les droits de l’homme sont censés se développer. Le principal objectif de ce colloque est de s’intéresser aux relations qu’entretiennent les notions de droits de l’homme et de politique dans les Amériques à partir de l’analyse de l’usage des droits de l’homme par les principaux acteurs sociaux.
La politique sera envisagée sous différentes acceptions : la politique comme espace de débat, la politique comme programme d’action, la politique comme domaine. Nous nous intéresserons également aux relations des droits de l’homme avec le politique défini comme principe d’organisation du social, comme « mise en récit ».
Principales interrogations :
· Quels sont les principaux acteurs qui se mobilisent en faveur des droits de l’homme en Amérique Latine et
aux USA ? Quels sont les principaux protagonistes des réseaux transnationaux des droits de l’homme ? Quels
sont leurs moyens d’action ? Leurs lieux d’action (OEA, ONU, Congrès…) ? Comment les partis politiques intègrent-ils la dimension des droits de l’homme dans leur programme ?
· Dans quelles conditions les mobilisations autour des droits humains peuvent-elles être à la source de processus de changements politiques ?
Dans quelle mesure contribuent-elles à la consolidation démocratique ?
Quel est le lien entre les droits de l’homme et la démocratie ?
· Quels sont les effets des discours et des actions en faveur des droits de l’homme sur le système politique ?
Quel est l’impact politique des droits de l’homme ?
Quels types de modèles théoriques mettre en place pour mesurer cette question ?
· Quelles sont les principales orientations des politiques publiques menées en matière de droits de l’homme ?
Comment évaluer ces politiques publiques ?
· Peut-on construire des politiques, autant sur le plan interne que dans le cadre des politiques étrangères, sur la base des droits de l’homme ? Ces derniers peuvent-ils être le fondement des politiques ?

Déroulement du Colloque
Ce colloque se déroulera sur deux jours. Une pré-journée sera consacrée à un atelier doctoral permettant aux doctorants du CHERPA mais également d’autres laboratoires de présenter leurs contributions devant des chercheurs plus expérimentés qui seront sollicités pour les discuter.
Les deux journées des 24 et 25 septembre seront organisées sous la forme de quatre demi-journées thématiques :
· Droits de l’homme et débats politiques
· Droits de l’homme et politiques publiques
· Droits de l’homme et relations interaméricaines
· L’Amérique latine : un nouveau terrain d’expérimentation de l’internationalisation des droits de l’homme
Le colloque sera pluridisciplinaire et permettra à des chercheurs issus des disciplines des sciences humaines (sociologie, science politique, droit, anthropologie, psychologie, économie) d’Europe, des Etats-Unis et d’Amérique du Sud de confronter leurs visions concernant la place des droits de l’homme et les relations entre
droits de l’homme et politique.
Nous inviterons également des acteurs de terrain, notamment les représentants des principales ONG des droits de l’homme intervenant en Amérique Latine et aux Etats-Unis ainsi que des représentants des mouvements de victimes.

Organisateurs :
- Sophie DAVIAUD, Maître de conférences, Croyances, Histoire, Espaces, Régulation Politique et Administrative
(CHERPA), Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence
- Daniel van EEUWEN, Professeur des Universités, Croyances, Histoire, Espaces, Régulation Politique et Administrative (CHERPA – équipe Centre des Amériques), Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence

Comité scientifique
- Sophie DAVIAUD, Maître de conférences, CHERPA – équipe Centre des Amériques, Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence
- Daniel van EEUWEN, Professeur des Universités, CHERPA – équipe Centre des Amériques, Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence
- Renée FREGOSI, Maître de conférences, IHEAL, Université Paris III
- Anne MEYER-HEINE, Maître de conférences, CHERPA, Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence
- Daniel PECAUT, Directeur d’études, EHESS
- S.E. M. Alain ROUQUIE, Président de la Maison de l’Amérique Latine, Directeur de recherche émérite à la Fondation nationale des sciences politiques
- Guy SCOFFONI, Professeur, Université Paul Cézanne Aix-Marseille III

Modalités
Les propositions de communication sont à envoyer sous la forme d’un résumé de 4000 caractères, espaces non compris. Vous joindrez également le plan de votre communication et un bref CV.
A envoyer aux adresses suivantes :
sophie.daviaud@iep-aix.fr
directeur-delegue@iep-aix.fr
Date limite de réception des propositions de communication : 4 mai 2009
Les intervenants qui auront été retenus par le Comité de sélection seront informés avant le 1er juin 2009.
Les communications devront être transmises par voie électronique au plus tard le 15 juillet 2009
La durée de la communication est de 20 minutes.
Langues du colloque : Français, anglais, espagnol

Secrétariat service Recherche
IEP d'Aix-en-Provence 25, rue Gaston de Saporta 13625 Aix-en-Provence cédex 1
secretariat.recherche@iep-aix.fr

http://www.iep-aix.fr


Colloque international : Droits de l’homme et politique dans les Amériques
Du jeudi 24 septembre 2009 au vendredi 25 septembre 2009

Organisation : Centre des Amériques-CHERPA (Croyance, Histoire, Espaces, Régulations Politiques et Administratives)

Lieu : IEP Aix-en-Provence

Descriptif :

Présentation générale du colloque : Un contexte politique favorable à l'affirmation des droits de l'homme dans les Amériques ?
- Amérique Latine :
Alors que les droits de l'homme avaient été plus ou moins sacrifiés pendant les transitions démocratiques au nom de l'impératif de la réconciliation nationale ils font leur retour sur la scène politique et apparaissent comme un élément central des processus de consolidation démocratique.

Dans de nombreux de pays d'Amérique Latine, les acteurs sociaux revendiquent que justice soit faite, que la vérité sur le passé soit dévoilée et qu'un nouveau récit collectif soit élaboré. Différents mécanismes sont utilisés : abrogation des lois d'amnistie (Argentine) ou des lois de caducité, commissions vérité et réconciliation, nouvelles actions en justice menées dans le cadre du mécanisme de compétence universelle et de la Cour Pénale Internationale.
Une nouvelle catégorie émerge et acquiert une visibilité, celle des victimes :

- Etats-Unis :
Depuis le début des années 1980, la politique étrangère des Etats-Unis envers l'Amérique Latine a été guidée par l'exigence de démocratisation et de respect des droits de l'homme. Ces principes sont souvent entrés en contradiction avec ceux de la sécurité hémisphérique ou de la politique de lutte contre la drogue.

La politique étrangère des Etats-Unis semble animée par des logiques hétérogènes, elle mobilise des réseaux d'acteurs très variés. La plupart des grandes ONG de défense des droits de l'homme basées à Washington et à New York ont un rôle déterminant dans l'orientation de la politique étrangère (HRW, WOLA...).

Depuis les attentats du 11 septembre, la politique étrangère et politique intérieure sont de plus en plus animées par la dimension sécuritaire. Les Etats-Unis commettent de nombreuses exactions dans le cadre de la lutte contre le terrorisme (droit à la sécurité entraînant des violations des droits humains : Guantanamo.....).

L'élection de Barack Obama et le fait que les démocrates qui se sont toujours montrés de fervents défenseurs des droits de l'homme, soient majoritaires au Congrès et au Sénat risquent de donner lieu à un changement en matière de droits de l'homme. Dans quel pays d'Amérique Latine, la politique des Etats-Unis va-t-elle connaître le plus d'infléchissements (en Colombie où les démocrates s'opposent, pour l'heure, à la signature du TLC en pointant du droit le taux alarmant d'assassinats de syndicalistes ? à Cuba où le gouvernement américain pourrait mettre fin à l'embargo et favoriser une transition démocratique ?).

Objectif du colloque et principaux thèmes abordés
Les analyses académiques abordent la plupart du temps les droits de l'homme sous un angle juridique ou à partir de considérations éthiques concernant la nécessité d'inclure le respect des droits fondamentaux dans les politiques publiques nationales mais également dans les politiques étrangères. En revanche, rares sont les analyses fines des différents contextes politiques dans lesquels les droits de l'homme sont censés se développer.

Le principal objectif de ce colloque est de s'intéresser aux relations qu'entretiennent les notions de droits de l'homme et de politique dans les Amériques à partir de l'analyse de l'usage des droits de l'homme par les principaux acteurs sociaux.

La politique sera envisagée sous différentes acceptions : la politique comme espace de débat, la politique comme programme d'action, la politique comme domaine. Nous nous intéresserons également aux relations des droits de l'homme avec le politique défini comme principe d'organisation du social, comme " mise en récit "

Principales interrogations :
Quels sont les principaux acteurs qui se mobilisent en faveur des droits de l'homme en Amérique Latine et aux USA ? Quels sont les principaux protagonistes des réseaux transnationaux des droits de l'homme ? Quels sont leurs moyens d'action ? Leurs lieux d'action (OEA, ONU, Congrès...) ? Comment les partis politiques intègrent-ils la dimension des droits de l'homme dans leur programme ?
Dans quelles conditions les mobilisations autour des droits humains peuvent-elles être à la source de processus de changements politiques ?
Dans quelle mesure contribuent-elles à la consolidation démocratique ?
Quel est le lien entre les droits de l'homme et la démocratie ?
Quels sont les effets des discours et des actions en faveur des droits de l'homme sur le système politique ?
Quel est l'impact politique des droits de l'homme ?
Quels types de modèles théoriques mettre en place pour mesurer cette question ?
Quelles sont les principales orientations des politiques publiques menées en matière de droits de l'homme ? Comment évaluer ces politiques publiques ?
Peut-on construire des politiques, autant sur le plan interne que dans le cadre des politiques étrangères, sur la base des droits de l'homme ?
Ces derniers peuvent-ils être le fondement des politiques ?

Déroulement du Colloque:
Langues de travail : Français, anglais, espagnol
Propositions de communication à envoyer par mail sous la forme d’un résumé de 4000 caractères, espaces non compris, avec le plan de la communication et un bref CV

Ce colloque se déroulera sur trois jours. La première journée, le 23 septembre, sera consacrée à un atelier doctoral permettant aux doctorants du CHERPA mais également d'autres laboratoires de présenter leurs contributions devant des chercheurs plus expérimentés qui seront sollicités pour les discuter.

Les deux journées des 24 et 25 septembre seront organisées sous la forme de quatre demi-journées thématiques :
- Droits de l'homme et débats politiques
- Droits de l'homme et politiques publiques
- Droits de l'homme et politiques étrangères
- Droits de l'homme et mise en récit (thème de la mémoire collective, de la vérité)

Le colloque sera pluridisciplinaire et permettra à des chercheurs issus des disciplines des sciences humaines (sociologie, science politique, droit, anthropologie, psychologie, économie) d'Europe, des Etats-Unis et d'Amérique du Sud de confronter leurs visions concernant la place des droits de l'homme et les relations entre droits de l'homme et politique.

Nous inviterons également des acteurs de terrain, notamment les représentants des principales ONG des droits de l'homme intervenant en Amérique Latine et aux Etats-Unis ainsi que des représentants des mouvements de victimes

Organisateurs :
Sophie Daviaud (MCF, IEP Aix, CHERPA)
Daniel van Eeuwen (Professeur des universités, Directeur du Centre des Amériques-CHERPA-IEP Aix)
Colloque organisé par le CHERPA (Croyance, Histoire, Espaces, Régulations Politiques et Administratives) de l'IEP d'Aix.

Comité scientifique
Sophie Daviaud (MCF, IEP Aix, CHERPA)
Daniel van Eeuwen (Professeur des universités, Directeur du Centre des Amériques-CHERPA-IEP Aix)
Renée Frégosi (MCF, IHEAL-Paris III)
Anne Meyer-Heine (MCF, IEP Aix)
Daniel Pécaut (Directeur d'Etudes EHESS)
S.E. M.Alain Rouquié (Président de la Maison de l'Amérique Latine, Directeur de recherche émérite à la Fondation nationale des sciences politiques)
Guy Scoffoni (Professeur, Université Paul Cézanne Aix-Marseille III)

Modalités pratiques :
Les propositions de communication sont à envoyer sous la forme d'un résumé de 4000 caractères, espaces non compris. Vous joindrez également le plan de votre communication et un bref CV.
A envoyer aux adresses suivantes : sophie.daviaud@iep-aix.fr; directeur-delegue@iep-aix.fr

Date limite de réception des propositions de communication : 1er avril 2009

Les intervenants qui auront été retenus par le Comité de sélection seront informés avant le 1er juin 2009.

Les communications devront être transmises par voie électronique au plus tard le 15 juillet 2009

Contacts : - sophie.daviaud@iep-aix.fr
- directeurdelegue@iep-aix.fr

Contact : Daniel van Eeuwen (Professeur des universités, Directeur du Centre des Amériques-CHERPA-IEP Aix)
e-mail: directeur-delegue@iep-aix.fr
http://www.iep.u-3mrs.fr/index.php


Symposium Netsuds
Du mardi 13 octobre 2009 au vendredi 16 octobre 2009

Organisation : GDRI Netsuds

Lieu : PESSAC

Descriptif :

Symposium Netsuds : Politiques et modes d'appropriation des TIC dans les Suds. GDRI (groupe de recherche international) CNRS Netsuds
Le colloque Politiques et modes d'appropriation des TIC dans les Suds se situe dans le cadre du programme du groupe de recherche international (GDRI) Netsuds créé par le CNRS et soutenu par la Région Aquitaine (qui arrive à échéance fin 2009), dont le but est de mener une analyse pluridisciplinaire comparée des politiques et des modes d'usages et d'appropriation des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans les pays des Suds, particulièrement en Afrique et en Amérique Latine. Dans ce cadre, il s'agit de nous interroger sur la manière dont ces TIC modifient les stratégies et les trajectoires de développement.
Ce colloque vise à présenter le bilan des travaux du réseau, à les confronter avec d’autres et à ouvrir de nouvelles perspectives.

Comité scientifique :
- Annie Chéneau-Loquay (Directrice de recherche, CNRS/CEAN, Sciences Po Bordeaux, Coordinatrice du GDRI Netsuds)
- Einaar Braathen (Professeur, Université d’Oslo) Responsable scientifique
- Alioune Camara (CRDI – Dakar pressenti)
- Abdoullah Cissé (Professeur, Université de Bambey, Sénégal)
- Marie CORIS (Maître de conférences, Université de Bordeaux)
- Dana Diminescu (Paris Tech, France Telecom, FMSH Paris)
- Philippe Engelhard (Maître de conférences, Université du Mans)
- Alain Kiyindou (Maître de conférences, Université de Strasbourg, pressenti)
- Thomas Guignard (Université de Lille)
- Aurélie Laborde (Maître de conférences, Université de Bordeaux)
- Annie Lenoble-Bart (Professeur, Université de Bordeaux)
- Michel Lesourd (Professeur, Université de Rouen)
- Françoise Massit Follea (Fondation MSH Paris, Responsable du programme Vox Internet II)
- Jean Baptiste Meyer (Directeur de recherche IRD)
- Mihoub Mezouaghi (AFD) (pressenti)
- Nicolas Péjout (Chercheur associé au CEAN, Eurogroup)
- Gilles Puel (Maître de conférences, Université de Toulouse)

Avec la collaboration de VOX INTERNET Programme soutenu par l’ANR
Soutiens financiers Région Aquitaine - CEAN - CNRS-Sciences Po Bordeaux

Comité d’organisation :
Annie Chéneau-Loquay (CNRS/CEAN, Sciences Po Bordeaux, Coordinatrice du GDRI Netsuds)
Elizabeth Vignati (Ingénieur de recherche CNRS CEAN)
Mbaye Dieng (Docteur, Netsuds)
Moda Gueye, (Doctorant Netsuds)
Ousmane Sary (Doctorant Netsuds)

Calendrier :
- 15 avril 2009 : Réception des propositions de communication (le thème choisi, le titre, 5 mots clés, une proposition de 6000 caractères maximum, bibliographie), - indiquer l’institution d’appartenance du ou des auteurs, la fonction, l’adresse électronique, l’adresse postale complète, le téléphone et le fax.
- 15 mai 2009 : Notification d’acceptation
- 30 juillet 2009 : Remise des textes (maximum 40 000 signes espaces compris)
- Contact : Elizabeth Vignati
e.vignati@sciencespobordeaux.fr

Contact : Annie Chéneau-Loquay Coordinatrice du GDRI Netsuds
Directrice de recherche CNRS Université de Bordeaux
Centre d'études d'Afriqiue noire de l'IEP de Bordeaux
Maison des Suds 12 Esplanade des Antilles
33607 PESSAC cedex
0556846832

Thèmes sur le site :

http://www.gdri-netsuds.org


Colloque international : Music and Migration
Du jeudi 15 octobre 2009 au samedi 17 octobre 2009

Organisation : Université de Southampton

Lieu : Southampton

Descriptif :


This conference will explore the relationship between music and migration by providing new insights into the creative practices and life-stories of migrant artists across the globe. A core theme of the conference will be the motivations and experiences of migrant musicians who leave, return, stay or move beyond their localities. Through the focus on such specific groups of migrants the conference aims to throw light on their identifications in their artistic and every-day lives. Past and on-going research shows that patterns of migration are clearly linked to transnational networks. By focusing on the role of migrant musicians within such networks, this conference seeks to analyse and understand the extent to which musicians’ networks may or may not be special cases within migration studies. We suggest that artists who create or enter such networks may follow a different logic of translocal and transnational links than is normally associated with migration research on music. Thus we aim to widen the scope from 'bi-focal', ethnically and spatially defined communities in sending and originating countries to more complex flows and the networking of individuals. Whilst recently there has been a plethora of research which theorises networks and flows in migration studies, little empirical research has as yet emerged which studies these in closer detail. We therefore welcome contributions which explore artists’ transnational networks and movements both empirically and theoretically. We expect to highlight the role of highly visible cultural hubs and all they have to offer to migrant musicians in terms of cultural infrastructure whilst not neglecting the role that less visible cities play in the re-directing of artistic energy. We therefore hope to include discussions of well-established musical networks as well as interconnections with those emerging from musical industries in so-called sending countries. We also seek to further understanding and debate on the interconnection between migrant musicians and the socio-political engagement of associations within civil society, thus evaluating their impact on a variety of cultural, social, political factors within countries of settlement and origin. The conference will have both a theoretical and an empirical focus. It will be a forum for interdisciplinary debate and will appeal to colleagues working across the Humanities and Social Sciences. The conference delegates will also include musicians, media, cultural industries’ and cultural policy representatives who will take part in a specially convened stakeholder panel discussion.
- Keynote speakers:
• Professor Nina Glick-Schiller, University of Manchester
• Professor Philip Bohlman, University of Chicago
- Suggested themes for academic papers include (non-exhaustive list):
• Transnational musicians’ networks
• Musical experiences of diaspora
• Global and local music industries
• Return migration and ‘emergent’ cultural hubs
• Migration routes that by-pass well-established (e.g. post-colonial) pathways
• Identity/identities
• Texts/musical genre/aesthetics/ multimodality
• Local and global cultural hubs
• Migrant and post-migrant cultural production
• Relationships between artistic and socio-political engagement
• Cultural policy
• Historical perspectives on musical culture transfer
The conference is organised by the University of Southampton (Modern Languages, Music) and the University of Aberdeen in collaboration with the Turner Sims Concert Hall, Southampton. It is the final conference of a 3-year research project funded by the UK Arts and Humanities Research Council programme Diaspora, Migration, Identities: ‘Diaspora as Social and Cultural Practice: a Study of Transnational Networks across Europe and Africa’ www.tnmundi.com. The conference is the third of three events arising from the project. The first event, ‘Musics of Madagascar: South < > North Crossroads?’ took place in Antananarivo, Madagascar on 16-17 November, 2007 and the second event, ‘Music and Migration: North African Artists’ Networks across Europe and Africa’ will take place in Rabat, Morocco on 13-14 November 2008.
The conference forms part of a week’s innovative cultural activities to be held at the University of Southampton in conjunction with the City of Southampton and Black History Month. The weeklong series of events will start with a lunchtime concert by the acclaimed ‘Madagascar AllStars’, at the Turner Sims Concert Hall on 12 October 2009. On the 13 and 14 October, musicians of Malagasy and North African origin who are based in Europe and Africa will be engaged in creative outreach sessions with local Southampton schools and on the 15 October, the conference will be officially opened with a special concert which will bring together Malagasy and North African musicians in a one-off public performance at the Turner Sims Concert Hall. We welcome submissions to present papers (20 minutes plus 10 minutes for questions) on the conference themes. Your paper might present some empirical findings, a theoretical review, critique and new argument; it might consist of a textual analysis, raise provocative questions or analyse one case, site or context. Abstracts of no more than 300 words should be submitted to Ulrike Meinhof uhm@soton.ac.uk; Nadia Kiwan n.kiwan@abdn.ac.uk and Marie-Pierre Gibert marie.gibert@soton.ac.uk by December 4, 2008 including full contact details for all authors.

Scientific and Artistic Committee
- Prof Ulrike Meinhof (Cultural Studies, Linguistic Ethnography, Sociolinguistics), School of
Humanities, Centre for Transnational Studies, Modern Languages, University of Southampton
- Dr Nadia Kiwan (Sociology and Francophone Cultural Studies), School of Language and
Literature, French Studies, University of Aberdeen
- Dr Marie-Pierre Gibert (Social and Cultural Anthropology, Ethnology), School of Humanities,
Centre for Transnational Studies, Modern Languages, University of Southampton
- Dr Thomas Irvine (Musicology and Performance Studies), School of Humanities, Music,
University of Southampton
- Prof Taieb Belghazi (Cultural Studies, Sociology and Literature), University Mohamed V-Agdal,
Rabat, Morocco
- Dama Mahaleo (Musician and cultural consultant), Antananarivo, Madagascar

School of Humanities
Avenue Campus (Room 3065)
University of Southampton
Southampton, SO17 1BF
UK
Tel. office: +44(0)23 8059 3976
Fax +44(0)23 8059 3288
Mobile +44(0)794.2020.718

Web page: http://www.lang.soton.ac.uk/profiles/gibert.html
Web page project: http://www.tnmundi.com/

Colloque international : Représentations du peuple
Du vendredi 06 novembre 2009 au samedi 07 novembre 2009

Organisation : CIRLEP (Centre Interdisciplinaire de Recherche sur les Langues Et la Pensée)

Lieu : Université de Reims

Descriptif :


Les participants seront amenés à s’interroger sur la notion de peuple. Comment le peuple se définit-il ? De façon autonome et/ou dans son rapport aux autres ? Pourquoi, comment et quand la notion de peuple émerge-t-elle dans l’histoire, la langue, la littérature et les arts ? Le peuple s’écrit-il lui-même ? Sinon, qui se charge de lui donner une voix ? Cette démarche est-elle légitime ou intéressée ? A qui ces représentations sont-elles destinées ? Quelles sont enfin les modalités de ces représentations ?

Langues de travail : allemand, anglais, espagnol et français.
Les abstracts (300 mots max.) accompagnés d’un bref CV sont à envoyer aux personnes suivantes :
- Catherine Heyrendt (catherineheyren@hotmail.com) : civilisation, histoire, politique, histoire des idées/history, politics, history of ideas (anglais).
- Gilles Sambras (gilles.sambras@neuf.fr) : langue, littérature, arts/language, literature and the arts (anglais)
- Helga Meise (helga-maria.meise@univ-reims.fr) : littératures de langue allemande.
- Thomas Nicklas (thomas.nicklas@univ-reims.fr) : civilisation des pays de langue allemande
- Marie-Madeleine Gladieu (mmgladieu1@aol.com) : littératures et civilisation des pays de langue espagnole

Date limite : 15 mai 2009
Mots-clés : littérature, culture, écriture, représentation, peuple, théorie littéraire, histoire des idéesLieu : Université de Reims, Faculté des lettres 55, rue Pierre Taittinger 51098 Reims cedex

Contact et source : Daniel Thomières
courriel : dthomieres (at) wanadoo [point] fr
CIRLEP Université de Reims

The notion of the people will be at the core of our reflections. How is the people defined? Does the notion of people exist autonomously and/or in its relation to others? Why, when and how does the notion appear in history, language, literature and the arts? Do the people write about themselves? If not, who speaks for them? What is the legitimacy of such endeavours? Do they imply a hidden agenda? For whom are such representations meant? How are they implemented?

Abstracts (300 words max.) with a brief résumé should be sent to:
- Catherine Heyrendt (catherineheyren@hotmail.com) : civilisation, histoire, politique, histoire des idées/history, politics, history of ideas (anglais).
- Gilles Sambras (gilles.sambras@neuf.fr) : langue, littérature, arts/language, literature and the arts (anglais)

Submission deadline : 15 May 2009
Le Centre Interdisciplinaire de Recherche sur les Langues Et la Pensée (CIRLEP) comprend une quarantaine d’enseignants - chercheurs en philosophie, en linguistique, en littératures et en civilisations étrangères (allemand, anglais, espagnol), en intercompréhension des langues voisines et en didactique du multilinguisme. Il a défini six grands axes de recherche, tous interdisciplinaires, au sein de trois grands domaines, chacun proposant un séminaire régulier ouvert aux étudiants de master et aux doctorants.

1) Philosophie et langue
Les langues-philosophes (resp. Patrick Wottling)
Res-per-Nomen (resp. Pierre Frath)

2) Littératures et civilisations étrangères
La représentation du peuple (Daniel Thomières et Gilles Sambras)
L’hybridité (resp. Helga Meise)
Approches Interdisciplinaires de la Lecture (resp. Marie-Madeleine Gladieu)

3) Intercompréhension des langues voisines (resp. Eric Castagne)

Le CIRLEP organise régulièrement des colloques et des journées d’études, et possède un grand catalogue de publications (disponible sur le site de la Bibliothèque Universitaire Robert de Sorbon de l’URCA)


Colloque international
Du lundi 16 novembre 2009 au mercredi 18 novembre 2009

Organisation : APHG-G

Lieu : Guyane

Descriptif :

Colloque international : La Guyane au temps de l’esclavage, discours, pratiques et représentations, XVIIe-XIXe siècle. Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie Guyane (APHG-G) ; Société des Amis des Archives et de l’histoire de Guyane (SAAHG)
Ce colloque a pour ambition de faire le point sur les dernières recherches concernant la période esclavagiste en Guyane.
Celui-ci se situe dans le prolongement de la thématique Histoire et Mémoire inaugurée lors du précédent colloque organisé en Guyane en novembre 2005. Ces trois journées seront l'occasion d'une rencontre entre des chercheurs et le grand public composé notamment d’enseignants d’histoire et de géographie des collèges et lycées de Guyane.
Pistes de réflexions :
Comment l’analyse historique peut-elle rendre intelligible les pratiques économiques (aménagement de l’espace, productions, commerce intérieur et extérieur, équipements, consommation, organisation du travail sur les habitations, et hors des habitations dans les villages amérindiens et noirs marrons), les pratiques culturelles (festives, vestimentaires, musicales….), les pratiques scientifiques (explorations, études botaniques, médicales…), les pratiques religieuses de toutes origines ?
Une sélection de discours, qui implique un certain nombre de représentations, pourra être analysée : par exemple, discours sur l’esclavage durant la période, après l’abolition, jusqu’à la gestion de la mémoire collective dans la société d’aujourd’hui.
Ces discours, pratiques et représentations, sont en général discrètement interrogés dans les universités et les centres de recherche. Pour nombre d’enseignants, soucieux de bonnes pratiques pédagogiques, elles demeurent souvent muettes, faute de clés. Les chercheurs seront donc invités à en fournir lors de leurs communications et des débats qui s’engageront.
Ces axes de réflexion ne sont là qu'à titre indicatif, la commission de sélection étudiera toutes les propositions étayées et construites. Bien que centré sur la Guyane, ce colloque est ainsi ouvert aux contributions concernant le bassin amazonien qui s'inscriraient dans une problématique similaire. Les organisateurs n'accepteront que des communications inédites.

Les communications (d'une durée maximum de 20 minutes et d'une longueur maximum de 50000 signes, pour la publication) seront présentées en français.

Les fiches d'inscriptions (PJ) avec résumé de la communication sont à renvoyer avant le 31 octobre 2009 aux coordinateurs du colloque, dont les coordonnées sont indiquées ci-dessous. Les auteurs des propositions retenues seront avisés avant le 16 janvier 2010.

Les contributions retenues par le comité de sélection feront l’objet d’une publication. Les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge par l’organisation du colloque.
Mots-clés : Guyane, Amérique latine, esclavage, traite, abolition, colonisation, habitation, race, représentation, mémoire collective

Contact : Jacqueline Zonzon
courriel : guyzonzon (at) wanadoo [point] fr
Mme Jacqueline Zonzon – présidente APHGG
23, rue Doctoré-Mogès 97354 Rémire-Montjoly Guyane Française



Colloque de l'Institut des Amériques
Du jeudi 19 novembre 2009 au vendredi 20 novembre 2009

Organisation : IDA

Lieu : Paris

Descriptif :


Les Amériques face à la crise
APPEL A COMMUNICATIONS
L’Institut des Amériques lance un appel à communications pour le colloque annuel
2009 qui se tiendra les 19 et 20 novembre prochain à Paris sur le thème :
« Les Amériques face à la crise »
Les communications pourront être faites en français ou en anglais.
Veuillez faire parvenir vos propositions : une page avec un résumé bibliographique
de 10 lignes + un curriculum vitae résumé de 10 à 20 lignes, avant le 30 juin 2009 à
l’adresse suivante :
colloque-ida-2009@institutdesameriques.fr
Les auteurs de propositions retenues seront avisés à partir du 20 juillet 2009.
Comité d’organisation :
- Florence PINOT de VILLECHENON
- Jacques POTHIER
- Carlos QUENAN
Comité scientifique :
- Laurence WHITEHEAD
- Heinz ICKSTADT


Les Amériques face à la crise
La crise actuelle, déclenchée par la crise de confiance sur les crédits immobiliers américains, est associée dans son point de départ à l'Amérique, comme l'avait été celle de 1929—comme si l'Amérique était le continent de la « crise ». Elle nous renvoie à toute une série de crises régionales qui l'ont précédée bien des années avant dans les pays d'Amérique Latine, aux prises avec le fléau de l'hyper inflation et de graves turbulences financières, sociales et politiques.. aussi bien qu'à la notion de catastrophe écologique liée à l'évolution subite du climat qui met en doute la capacité de
l'homme à réagir à l'événement.
Table Ronde d’ouverture : Crise et gouvernance globale
Premier panel : Penser la crise Soubresaut brutal, accélération du temps, tremblement de terre, tsunami…la crise est abordée ici en tant que concept, en s’interrogeant sur les rapports Crises/Nouveau Monde. Il s'agirait d'interroger l'expérience américaine de la crise dans son épaisseur historique, en analysant ce qui « fait crise » en Amérique et ses implications pour le reste du monde. Entre évolution, révolution et convulsion,les Amériques constituent-elles le laboratoire du Monde ?
Deuxième panel : Anatomie de la crise
La crise actuelle a, initialement, une dimension économique. Elle éclate avec la crise des subprimes de juillet 2007 et s’aggrave progressivement pour devenir une crise économique globale à partir de
septembre 2008 (effet Lehman Brothers). La crise actuelle peut elle reproduire la séquence des crises du passé ? (crises sociales, politiques, voire militaires)? Il s’agit de se pencher sur les mécanismes de la crise : ses origines, les canaux de transmissions ainsi que ses principales dimensions sectorielles et thématiques : énergie, agro-alimentaire, migrations, intégration régionale, …
Troisième panel : Crise et création
Quels que soient ses mécanismes, ses réalités sociales ou économiques, la crise s'inscrit dans l'expérience américaine comme un vécu: y aurait-il alors dans certaines communautés américaines
une expérience humaine spécifique de la crise? Sous cet angle, des comparaisons intéressantes seraient souhaitables entre les ressources symboliques des différents Etats—que ce soit à propos de
la crise actuelle ou, avec un recul utile, à propos du vécu de la Grande Dépression ou d'autres crises ressenties internationalement en Amérique: réponses communes, parallèles, divergentes? Il s’agit ici d’analyser comment la crise est gérée politiquement dans l'imaginaire collectif (stratégies de survie,
phénomènes de résilience, création de héros, de bouc-émissaires, imaginaire de sortie de crise, entre utopie et apocalypse…) et comment elle est traitée ou dépassée dans les représentations illustrées
par la littérature, la religion, le philosophie, le cinéma et autres productions culturelles.
Quatrième panel : Crise et avenirs
La crise infirme-t-elle ou accélère-t-elle des politiques qui étaient en oeuvre? La crise économique,épiphénomène d’une crise de civilisation de nouveau type (crise écologique, de l’énergie, crise
d’une modèle de production et de consommation…) annonce-elle des changements majeurs ? Alors que sur de nombreux plans (rôle de l’Etat, importance de l’environnement dans la dynamique et la
régulation de nouveaux modes de développement, surveillance et réglementation de la finance…)la rupture semble l’emporter sur la continuité, il s’agit d’envisager et analyser, au-delà de la conjoncture, les scénarios de sortie de crise ainsi que les répercussions de la crise sur les relations internationales à court et moyen terme (en particulier, y aura-t-il une redistribution des cartes dans
le triangle atlantique ?)

Quel développement durable pour les petits espaces insulaires ?
Du vendredi 27 novembre 2009 au dimanche 29 novembre 2009

Organisation : CREGUR

Lieu : Saint-Denis de La Réunion

Descriptif :

APPEL A COMMUNICATION



A l’heure où le concept de développement durable est désormais ancré dans de multiples sphères (scientifique, économique, politique…), le colloque se propose de questionner les spécificités du développement durable des petits espaces insulaires. De la conférence de la Barbade en 1994 jusqu’à celle de Maurice en 2005, des ensembles de discours et d’actions participent en effet à construire un objet facilement identifiable : « l’espace insulaire confronté aux défis du développement durable », espace insulaire dont les spécificités en matière de développement sont reconnues depuis le Sommet de la terre de Rio de Janeiro. Cette réification mérite cependant une réflexion que l’on souhaite articuler en trois temps :



Dans un premier temps, la réflexion débutera par la mise en débat de ce modèle archétypal de "l’espace insulaire confronté aux défis du développement durable" en insistant d’abord sur sa figure inversée, celle des diversités insulaires :

* quelle(s) grille(s) de lecture des "diversités insulaires" et pour quelle(s) typologie(s) des îles ?

Cette réflexion introductive se prolongera par un questionnement général sur ce qui fait débat aujourd’hui autour du concept de développement durable, vingt ans après le rapport Brundtland :

* quel sens accorder aux objets ou aux champs géographiques estampillés
"durables" (quartier, ville, paysage, agriculture/espace rural, tourisme…) ?
* comment analyser « l’envahissement » du concept de développement durable dans les sphères politiques de gestion des territoires ?

Dans un second temps, la réflexion centrale de ce colloque questionnera l’articulation entre développement durable et insularité, notamment dans un contexte tropical :

* quelle(s) gouvernance(s) pour quel développement durable insulaire ?
* existe-t-il des échelles de temps et d’espace et des niveaux d’analyse plus pertinents que d’autres pour des projets de développement durable insulaire ?
* à une échelle plus petite, peut-on dessiner une régionalisation des modèles de développement durable insulaire ?
* quelles sont les spécificités insulaires des nouvelles utopies géographiques estampillées « durables » (quartier, ville, paysage…) ?
* quid des contraintes particulières des « ultrapériphéries insulaires » pour un pour un développement durable ?
* et plus globalement, quid des spécificités insulaires tropicales du développement durable ?

Dans l’articulation entre développement durable et insularité, la question du poids relatif de chacun des trois piliers du développement durable dans un contexte micro-insulaire méritera une réflexion spécifique :

* quelle harmonisation entre les objectifs économiques, écologiques et sociaux d’un développement durable insulaire ?
* comment interpréter les positions respectives des champs environnemental et culturel dans le débat actuel sur le développement durable insulaire ?

Dans un troisième temps, on interrogera l’opérationnalité des projets de développement durable insulaire en souhaitant des retours d’expériences à différentes échelles d’espace et de temps qui soulignent le rôle des acteurs du développement durable insulaire.

* Comment interroger les critères de l’opérationnalité des projets ?
* Quelles procédures d’évaluation construire et à quelle(s) échelles(s) ?
* Comment interpréter les poids relatifs des objectifs économiques, écologiques et sociaux du développement durable insulaire dans les projets anciens, actuels et à venir ?
* Quelles sont les positions respectives des secteurs public et privé dans la mise en œuvre des projets et quelle est la nature de leurs partenariats ?

On interrogera enfin les enjeux et défis qui se lisent en filigrane dans les politiques de développement durable insulaire.

*
Quelles lignes de force dégager pour les projets à venir et à quelle(s) échelle(s) ?
*
Quels nouveaux modèles de développement durable insulaire et selon quelle(s) approches systémiques ?
*
Comment poursuivre les objectifs de durabilité du développement insulaire dans le contexte de la mondialisation et de la régionalisation des économies ?



* 5 juin 2008 : Appel à communications

* 31 décembre 2008 : Fin de la réception des propositions de communication sous forme de résumé de deux pages maximum

* 15 février 2009 : Réponse aux auteurs

* mars 2009 : Établissement du programme

* 15 octobre 2009 : Date limite de dépôt des textes définitifs (15 pages maximum, en conformité avec la charte de publication bientôt disponible sur ce site)

* Fin novembre 2009 : Début du Colloque






Colloque international
Du jeudi 03 décembre 2009 au lundi 07 décembre 2009

Organisation : Université de Pau et des Pays de l’Adour

Lieu : Pau

Descriptif :

Colloque international : Intégration de l'altérité : formes et procédures. Université de Pau et des Pays de l’Adour Laboratoire Langues, littératures et civilisations de l'Arc Atlantique
Proposition de texte de cadrage :
Une fois dépassées les premières rencontres avec l'autre et la découverte, souvent conflictuelle, de son altérité problématique, les contraintes du "vivre ensemble" posent la question de l'intégration de cette altérité, des formes qu'elle peut prendre et des procédures sur lesquelles elle se fonde. Qu'il soit volontaire ou inconscient, consensuel ou antagoniste, fondé sur un rapport d'égalité entre les partenaires ou sur un lien de domination, de pouvoir, de l'un sur l'autre, ce processus second, par nature lent et complexe, suppose l'émergence d'une identité nouvelle, plus ou moins souhaitée, plus ou moins assumée, identité plurielle qui tient tout à la fois de la mosaïque et du métissage. L'analyse de ce processus pourra conduire à se poser des questions multiples, entre autres :
- celle de l'image de soi et des autres, ainsi que de la construction d'une image commune
- celle de la définition de cette identité commune émergente, mais aussi de la permanence et de l'adaptation des identités propres
- celle de la négociation des territoires de cette nouvelle identité conjointement à la préservation, consciente ou inconsciente de lieux et formes d'expression propres à l'identité d'origine
- celle des langages évidemment, de l'appropriation de celui de l'autre, à son détournement (on peut penser par exemple au phénomène de l'emprunt), sans oublier la possible émergence de formes hybrides (Spanglish ou Ingleñol, Llanito), constructions communes qui pourraient bien en fin de compte révéler un statu quo, un écart maintenu entre soi et autrui, une différence intrinsèque entre les langages, les cultures et les sociétés de ce monde.

La complexité des entrées possibles dans le thème appelle un traitement pluriel qui devrait permettre la mise en synergie d'approches diverses, tant civilisationnelles que littéraires ou linguistiques et didactiques.

S'imposent évidemment des contributions qui traitent, tant dans le monde hispanique que dans le monde anglophone, des formes de l'organisation coloniale et post-coloniale, ainsi que des formes et processus d'intégration des minorités, dans une perspective aussi bien historique que contemporaine. Relève aussi de la thématique la question de l'évolution des relations internationales, de la prise en compte ou au contraire de l'absence d'intégration du point de vue de l'autre dans une perspective politique et stratégique globale. Pourront être considérées les relations entre les pays des deux côtés de l'Atlantique mais aussi les relations nord-sud au sein du continent américain, qui appellent tout particulièrement à la confrontation des sphères linguistico culturelles anglophone et hispanophone.

Tout aussi bienvenues seront les propositions qui aborderont le thème dans une perspective littéraire. La question de l'intégration se retrouve aussi au c¦ur de l'art colonial et, dans une relation de redoublement et d'inversion, dans celui des minorités. Après le choc de la première rencontre, le face à face avec l'autre évolue selon plusieurs directions, vers l'intégration du dominé dans la culture du dominant, mais aussi, paradoxalement, vers l'intégration du dominant dans la culture du dominé. La représentation dans la littérature, dans les arts plastiques et au cinéma, de ce phénomène d'intégration s'accompagne de diverses peurs liées à l'idée de rupture avec la culture d'origine et à l'acculturation (hantise de la perte d'identité, angoisse de dissolution ou de dissémination) mais peut aussi contenir la promesse d'une renaissance, d'un métissage ou alliage réussi garant d'une nouvelle identité. On pourra également s'interroger sur les diverses formes utilisées pour représenter cette intégration, qu'elle soit envisagée comme une rupture ou comme une renaissance, ou encore comme l'articulation dialectique de ces deux moments : tout ce qui a trait aux notions d'alliage, de mélange, d'hybridité (discours, genres, langues, voix) fera l'objet d'une attention particulière, permettant d'articuler identité et altérité au sein de la notion d'intégration.

Sur le plan linguistique, une réflexion sur les moyens dont les langues disposent pour "parler" de l'altérité et de la perception de cette altérité peut être envisagée. Une première analyse sur le plan lexicologique pourrait concerner les termes qui évoquent l'altérité et en expliquer le fonctionnement. D'autre part, une étude du vocabulaire de la perception et des différentes façons de rendre compte de l'appréhension d'autrui dans le discours peut montrer comment autrui et l'apparence d'autrui sont tout à la fois perçus et jugés. On retrouve cette idée de jugement et d'évaluation dans l'expression de la comparaison, qui suppose la prise en compte de deux parties différentes que l'on souhaite mettre en relation, ainsi que l'évaluation d'une partie par rapport à l'autre : autrui passe ainsi par un filtre évaluatif qui va le mettre sur un plan d'égalité, d'infériorité, voire de supériorité.
Mais la réflexion pourra aussi porter sur la construction de l'altérité dans le discours, dans un croisement possible avec des analyses plus littéraires ou civilisationnelles (analyse du discours politique par exemple). L'étude de la modalité en général, et des auxiliaires modaux anglais en particulier, ou encore celle des plans d'énonciation présents dans le texte signalent qu'il est possible d'embrasser tous les points de vue, sur un éventail allant du point de vue de l'autre au rejet de ses prises de position. Les marqueurs de la deixis sont en fait autant d'indices de la prise en compte de notre alter (ego ?), tout autant que de son rejet ou de son intégration dans notre sphère. De même, nombreux sont les marqueurs qui signalent une empathie avec l'autre, et par là même l'adoption de son point de vue, ainsi que l'intégration de ses opinions et convictions dans notre culture et notre discours. Qui dit intégration de l'altérité, dit un mouvement de l'inconnu vers le connu, le désir de rendre familier ce qui est étranger ou étrange : ce cheminement se dévoile dans le discours par le biais de l'utilisation de certains marqueurs et du passage de l'un à l'autre de ces marqueurs (passage de A à THE en anglais par exemple). De plus, l'intégration de cette altérité suppose la construction d'une image commune : des marques d'accord entre soi et autrui apparaissent ainsi dans le discours, en particulier oral : l'on pense, par exemple, aux questions rhétoriques ou aux "question tags" en anglais.

Enfin, l'apprentissage d'une langue étrangère constituant une forme majeure d'intégration de l'altérité, un atelier, animé par le Groupe d'Etudes en Psycholinguistique et Didactique, composante du laboratoire LLCAA, sera consacré à une exploration du thème dans la perspective de la didactique des langues. Même si ce thème permet une approche culturelle ou sociolinguistique, on s'intéressera plus particulièrement aux études qui porteront sur cette question un regard psycholinguistique. On pourra ainsi s'interroger sur la prise en compte de l'altérité irréductible des systèmes linguistiques en présence, dans une perspective double de gestion de la variation et de l'invariance, et sur les façons de l'intégrer à la dynamique d'apprentissage. La réflexion sur la construction par les apprenants de systèmes intermédiaires plurilingues sera évidemment bienvenue. On pourra aussi envisager la question de la prise en compte de l'altérité fonctionnelle des activités langagières en milieu scolaire et de ses conséquences sur la construction des compétences et le fonctionnement des situations. Cela supposera de s'interroger sur les conditions de mise en ¦uvre des tâches et sur la nature des paramètres qui pourraient faciliter l'appropriation par les élèves, de l'altérité de la langue étrangère. Dans cette perspective, les communications pourront aussi porter sur une analyse du Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues qui détermine les orientations officielles actuelles et qui, comme son nom l'indique, s'affirme comme une proposition d'intégration de la diversité linguistique et éducative en Europe. On s'interrogera tout particulièrement sur la capacité de la perspective actionnelle, fondée sur le principe d'une identité fonctionnelle translangues des tâches sociales à accomplir, de permettre, dans le cadre scolaire, une intégration réussie de l'altérité de la langue étrangère.

Les propositions doivent parvenir pour le 15 avril 2009 à :
- christelle.lacassain-lagoin@univ-pau.fr
- florence.marie-laverrou@univ-pau.fr
- michael.parsons@univ-pau.fr

Source : Liste de diffusion Association française d'études américaines
http://www.afea.fr

Consulter le site :

http://arc-atlantique.univ-pau.fr/live/digitalAssets/77367_appel_colloque_2009_12.pdf



Appel à projets (2009): financement des manifestations scientifiques et colloque annuel
Du jeudi 31 décembre 2009 au jeudi 31 décembre 2009

Organisation : IDA

Lieu : Paris

Descriptif :


Dans le cadre de sa politique d'encouragement à la recherche, l'Institut des Amériques lance un appel à projets pour les manifestations scientifiques qui auront lieu au cours de l'année 2009. Le budget recherche de l'Institut des Amériques sera réparti de manière paritaire entre les projets portant sur les États-Unis et le Canada d'une part, les projets portant sur l'Amérique latine d'autre part, les projets transaméricains ou comparatistes enfin.

Dossier avant le 30 septembre 2008 - Colloque en novembre ou décembre 2009 France -

Programme PREFALC : Dispositif régional de coopération universitaire en réseau : France - Amérique latine - Caraïbes
Du jeudi 31 décembre 2009 au jeudi 31 décembre 2009

Organisation : PREFALC

Lieu :

Descriptif :

Convaincus de la nécessité de contribuer au développement de pays culturellement proches de la France et qui participent à l'émergence d'un espace d'enseignement supérieur Union européenne - Amérique latine - Caraïbes , le ministère des Affaires étrangères (MAE) et le ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MENESR), ont mis en place trois programmes régionaux de coopération universitaire avec l'Amérique latine et la Caraïbe.
Depuis cinq ans, la FMSH assure la gestion scientifique et administrative du programme PREFALC.

Alors qu’à l’origine, celui-ci visait à organiser des masters ou des modules de masters entre au moins une institution universitaire française et au moins deux universités appartenant à deux pays distincts d’une même zone régionale en Amérique latine (pays andins ; Mercosur ; Amérique centrale, Caraïbe et Mexique), cette contrainte strictement régionale a été abandonnée au profit d’une recherche d’une complémentarité scientifique plus aboutie.

Ce programme concerne la totalité des disciplines, et non pas seulement les SHS, et déborde les champs habituels d’intervention de la FMSH. Pourtant le rôle de cette dernière correspond à un besoin : elle aide (quand on lui en fait la demande) à définir les projets en fonction des infléchissements souhaités des relations avec l’Amérique latine, et reconnus nécessaires par ses partenaires.

Ce programme fait une large place à l’intervention de non-spécialistes des régions concernées dans les différents masters et, à ce titre, il entre parfaitement dans les perspectives d’échanges souhaités par la FMSH, c’est-à-dire davantage fondés sur l’excellence disciplinaire que sur la spécialisation géographique. La FMSH contribue en outre à assurer une synergie entre certains projets SHS retenus et d’autres programmes visant à la mobilité des chercheurs ou des étudiants, ou avec certains de ses projets propres.

La reconnaissance obtenue par certains des masters PREFALC dans plusieurs pays de l’Amérique latine pousse de nombreuses institutions universitaires américaines à solliciter la mise en place d’enseignements conjoints possédant ce label et répondant étroitement à une demande en accord avec les intérêts immédiats de la société civile. Le niveau master choisi, peu courant dans le paysage des relations universitaires entre nos pays, permet d’améliorer, assez en amont, le repérage des équipes susceptibles de développer des partenariats sur le long terme, et des étudiants pouvant bénéficier d’un suivi réel à travers les différents outils d’échanges mis à leur disposition par leur pays et le nôtre. Il tend à favoriser l’apprentissage croisé des langues. Dans de nombreux cas, PREFALC participe également au mouvement initié dans les pays latino-américains qui souhaitent associer de façon étroite professionnalisation et recherche au sein d’une filière commune. Enfin, le programme s’est efforcé depuis son lancement à favoriser toute forme de synergie avec les autres dispositifs (ex : Ecos, Hermès,…) mis en place par les ministères de l’Éducation nationale et des Affaires étrangères.

- Responsable scientifique : Dominique Fournier / Contact
- Responsable administrative : Catherine Dassieu / Contact


SYMPOSIUM INTERNATIONAL DES JEUNES CHERCHEURS DE LA CARAÏBE
Du jeudi 21 janvier 2010 au vendredi 22 janvier 2010

Organisation : UAG

Lieu : Schoelcher

Descriptif :

APPEL À COMMUNICATIONS

SYMPOSIUM INTERNATIONAL
DES JEUNES CHERCHEURS DE LA CARAÏBE


« Les Diasporas du Nouveau Monde »

organisé par

CRILLASH (Centre de Recherches Interdisciplinaires en Langues, Lettres, Arts et Sciences Humaines)
CEREGMIA (Centre d'Etude et de Recherche en Economie, Gestion, Modelisation et Informatique Appliquée)
CRPLC (Centre de Recherche sur les Pouvoirs Locaux de la Caraïbe)


Université des Antilles et de la Guyane
Campus de Schoelcher, Martinique
21 et 22 Janvier 2010

La troisième édition de ce symposium aura pour but de concrétiser les efforts entrepris par les jeunes chercheurs de la Caraïbe pour susciter une réflexion novatrice sur les problématiques sociales, culturelles et économiques qui concernent les diasporas des Amériques. Comme lors des deux précédents symposiums, nous entendons donner une dimension internationale à l’événement . L’un des enjeux majeurs de cette manifestation scientifique consistera, par conséquent, à offrir un plus grand impact aux travaux des universitaires s’intéressant de près à l’étude des diasporas dans l’espace transnational des Amériques. C’est dans cette perspective qu’il faut considérer la finalité de cette troisième conférence : favoriser un dialogue scientifique constructif entre des jeunes chercheurs de l’Université des Antilles et de la Guyane, et d’autres, rattachés à des universités caribéennes, américaines ou européennes, autour d’une réflexion originale sur les diasporas qui ont contribué à la formation et à l’évolution des sociétés caribéennes.
L’histoire de cette aire géoculturelle montre bien que le peuplement des multiples territoires qui la constituent se caractérise par un afflux constant d’éléments migratoires – en provenance d’Afrique, d’Europe et d’Asie – dont le brassage fonde la spécificité ethnoculturelle de la Caraïbe moderne. Pour redonner la place méritée à cette dimension tout à fait essentielle de la condition du Nouveau Monde, il convient donc de s’interroger sur les répercussions de ces différents apports, dans le domaine social, économique et culturel, en cherchant, notamment, à mettre en relief les spécificités des phénomènes diasporiques qu’ont connus les territoires américano-caribéens au cours des XXème et XXIème siècles.

À titre indicatif, quelques axes de réflexion peuvent d’ores et déjà être soumis à l’appréciation des futurs contributeurs :
- Dans le domaine des sciences sociales et humaines, comme l’histoire, la géographie, la sociologie et l’anthropologie, il serait intéressant d’explorer le fonctionnement des nouveaux types de diasporas apparus au cours des dernières décennies et leurs représentations, voire leurs modélisations, singulièrement dans le champ de l’interculturalité. Quels seraient, notamment, la place et le rôle laissés à l’individu au sein de ces dispositifs représentationnels ?
- En ce qui concerne le domaine économique, il semble important de s’intéresser aux répercussions des phénomènes migratoires sur les économies locales de la Caraïbe, ainsi que sur celles des pays d’accueil où les ressortissants caribéens sont implantés. On pourra, par exemple, étudier les mutations structurelles entraînées par les transferts de fonds entre les pays de la Caraïbe et les métropoles états-uniennes ou européennes. Des contributions allant en ce sens permettront d’éclairer la nature et le fonctionnement des flux monétaires et financiers entre les pays dits du Sud, et ceux du Nord. Il est également permis de s’interroger sur leurs évolutions au cours des dernières décennies, en particulier dans un contexte où les économies insulaires sont de plus en plus confrontées aux conséquences directes et indirectes de la globalisation. Dans quelle mesure l’extension et la ramification des diasporas peuvent-elles participer à la promotion du développement durable dans les territoires caribéens ?
- Dans le domaine littéraire et linguistique, on pourra se pencher sur l’évolution du discours identitaire résultant des changements démographiques récents en faisant ressortir des phénomènes nouveaux tels que l’émergence, le développement et les mutations de nouveaux territoires littéraires et langagiers relatifs aux communautés diasporiques, qu’elles soient réelles ou « imaginées », comme le souligne Benedict Anderson (Imagined Communities: Reflections on the Origin and Spread of Nationalism, 1991). Comment analyser les degrés et modalités d’intégration de ces formes d’expression culturelle hybrides ? Sont-elles centrales, marginales ou simplement accidentelles ? Quel peut être leur degré d’incidence sur la performativité des nouveaux champs discursifs ainsi créés ?
- Le foisonnement des arts caribéens requiert une égale attention. Il importe, par exemple, de faire ressortir l’originalité des multiples formes d’expression artistique nées dans le terreau particulièrement fertile de l’entre-deux diasporique. On pourra s’intéresser, en particulier, à l’impact des productions picturales et musicales sur la formation et la transformation des identités culturelles transnationales. Les études portant sur ce domaine sont bienvenues, et sont susceptibles, a priori, de nourrir une réflexion des plus intéressantes.

En résumé, les interventions pourront donc appartenir à des domaines aussi variés que les cultural studies, la géographie, l’histoire, l’économie, la littérature ou les arts (théâtre, danse, arts visuels), à condition de faire ressortir un axe civilisationnel fort.
Les communications (d'une durée maximum de 20 minutes et d'une longueur maximum de 25000 signes, espaces compris, pour la publication) pourront être présentées en français, en anglais ou en espagnol. Le symposium se déroulera à l’Université des Antilles et de la Guyane, au Campus de Schoelcher, les 21 et 22 janvier 2010.

Les résumés des communications (environ 2500 signes, soit une page) devront être rédigés en français et en anglais, et accompagnées d’une brève notice biobibliographique, à envoyer avant le 30 juillet 2009 aux coordinateurs du symposium, pour l’établissement du programme définitif qui sera communiqué courant janvier. Les auteurs des propositions retenues par le comité scientifique seront avisés avant le 15 août 2009 qu’ils devront envoyer aux organisateurs la version intégrale de leur communication avant le 1er décembre 2009. Les contributions retenues par le comité scientifique seront éditées par la Revue d'Etudes Caribéennes ou par la revue Archipélie.



Coordinateurs du symposium

Lionel Davidas : lionel.davidas@wanadoo.fr

Frédéric Lefrançois : frederic-lefrancois@wanadoo.fr


Comité Scientifique

· Lionel DAVIDAS, Professeur, CRILLASH
· Justin DANIEL, Professeur, CRPLC
· Corinne MENCE-CASTER, Professeur, CRILLASH
· Christine CHIVALLON, Directrice de Recherches, CNRS - CEAN
· Pascal SAFFACHE, MCF, CEREGMIA
· Olivier DE HOORNE, MCF, CEREGMIA
· Isabelle DUBOST, MCF, CRPLC
· Dominique AURELIA, MCF, CRILLASH
· Patricia DONATIEN, MCF, CRILLASH
· Frédéric LEFRANÇOIS, PRCE Docteur, CRILLASH
· Kinvi LOGOSSAH, Professeur, CEREGMIA
· Ramon GROSFOGUEL, Professeur, Université de Berkeley [sous réserve]

Comité d’Organisation
Dominique Aurélia, UAG
Lionel Davidas, UAG
Isabelle Dubost, UAG
Frédéric Lefrançois, UAG
Thierry Nicolas, Université de la Réunion
Diana Ramassamy, UAG
Fabrice Silpa, UAG
Rodolphe Solbiac, UAG


Colloque
Du jeudi 04 février 2010 au vendredi 05 février 2010

Organisation : Université Paris 8

Lieu : ALHIM

Descriptif :

Colloque : Regards sur deux siècles d’indépendance : significations du Bicentenaire en Amérique latine ALHIM (Equipe de Recherche Amérique latine histoire et mémoire)
L’équipe de Recherche Amérique latine histoire et mémoire du Laboratoire d'Etudes Romanes Amérique latine contemporaine Littérature et socio-histoire (E.A. 1570), de l’Université de Paris 8, dirigée par la professeure Perla Petrich, organise ce colloque à l’occasion du bicentenaire des Indépendances en Amérique latine.
L’objectif principal de ce colloque est de considérer les multiples significations du bicentenaire, en se penchant sur l’héritage laissé par les mouvements d’indépendance dans l’Amérique latine actuelle.

Axes thématiques :
- Les nouveaux Etats et la création d’une histoire nationale
- Institutions et processus politiques
- Les Indépendances dans la littérature et les médias
- Genre et indépendance dans l’historiographie de l’Amérique latine
- "Mondes" atlantiques et polarités intra-atlantiques : révolutions, "modèles" de civilisation
- L’imaginaire et la mémoire : la peur du débordement populaire lors des Indépendances ; récits des épopées, autobiographies, etc

Lieu : Université de Paris 8
2, rue de la Liberté 93526 Saint Denis cedex

Les résumés, de 2000 caractères maximum sans les espaces, au format Word ou rtf, en Times 12, ainsi que les données suivantes : Titre de la communication, Nom et prénom de l’auteur(e), adresse, université ou institution d’appartenance, un bref CV, sont à adresser, jusqu’au 30 mai 2009, à :
- Nathalie Ludec, ludec.nathalie@wanadoo.fr
- Enrique Fernández Domingo, enrique.fernandez@yahoo.fr

Informations sur le colloque :

http://alhim.revues.org/index792.htm


Colloque : Nouveaux chrétiens, nouvelles chrétientés dans les Amériques (16e-19e siècle).
Du jeudi 08 avril 2010 au samedi 10 avril 2010

Organisation : Université de Paris Ouest / CNRS CREDAL

Lieu : Nanterre La Défense

Descriptif :


Démarche : En ces temps de globalisation, où tout est censé se mélanger et se métisser et alors même que les particularismes ethniques et religieux s’expriment fréquemment avec violence, il semble utile de tenter de comprendre comment se sont exprimées dès le 16e siècle, à l’aube de l’unification du monde, des dynamiques culturelles originales, souvent inscrites sous le signe du religieux. A cet égard, les Amériques coloniales apparaissent comme un observatoire privilégié : elles sont en effet le lieu de recouvrements de cultures larges et durables, ouvrant aussi la possibilité d’analyses comparatistes du fait de la variété des acteurs amérindiens, africains (dans certains cas) et européens ainsi que des situations historiques rencontrés. En effet, du christianisme des premiers missionnaires franciscains en Nouvelle Espagne, teinté
millénarisme, ou de celui des encomenderos, influencés par l’esprit de croisade, on passe en quelques décennies à un christianisme américain, où l’on retrouve à la fois la marque de la Réforme catholique à l’oeuvre dans la vieille Europe et celle d’une orthodoxie coloniale en formation. Cette chronologie a son poids, à l’heure d’étudier la formation de nouvelles chrétientés américaines.
Un certain nombre de concepts ont été utilisés pour rendre compte des dynamiques culturelles induites (acculturation, inculturation, syncrétisme, métissage culturel, résistances, recomposition, bricolage…). Nous nous proposons d’inventorier, de comprendre et de
comparer ces termes dans la longue durée à travers une démarche résolument comparatisme qui associe historiens et anthropologues, y compris l’ethnographie contemporaine dans la mesure où elle permettra de mieux comprendre les processus de longue durée.
Le christianisme, ses appropriations et ses refus seront envisagés ici dans toutes leurs dimensions : celle des dogmes, celle des rites, celle des pratiques sociales et culturelles mais aussi celle, souvent négligée et à laquelle nous serons particulièrement sensibles, d’un
merveilleux chrétien qui implique un nécessaire enchantement du monde et de l’histoire américaine, un processus concurrent, voisin et en interaction avec les cosmovisions indigènes.
La perspective comparatiste sera privilégiée car c’est par la comparaison de différents terrains que les apports culturels des sociétés en contact peuvent être le plus facilement identifiés.

Quatre axes ont été retenus :
1 - La construction des chrétientés américaines et les adaptations locales
La mission religieuse (l’évangélisation des Indiens ou des esclaves africains par les missionnaires) est à analyser comme une forme d’interaction culturelle et sociale en situation de domination coloniale. Elle obéit à des contraintes différentes à l’intérieur du catholicisme et au sein des protestantismes mais dans les deux cas, les missionnaires et leurs cibles en seront considérés comme les acteurs.
L’expansion du catholicisme, religion à prétention universelle, se fait selon une dialectique de l’unité et du particulier. D’un côté, l’adaptation à la diversité des terrains, que ce soit par
l’interprétation des normes ou par la traduction plus ou moins poussée du contenu du message religieux dans les langues indigènes sont des impératifs. De l’autre, le catholicisme est une religion qui se définit comme unifiée et centralisée, les expériences particulières sont confrontées à la nécessaire unité du dogme et à l’existence d’une culture commune qui transcende les frontières et qui est garantie par un contrôle sur place et en Europe.
Dans les missions protestantes, l’autonomie des églises est plus forte et il est possible que sur l’échelle des compromis culturels, le curseur soit plus difficile à déplacer.
2 - Les acteurs sociaux et politiques des chrétientés américaines
Les dynamiques culturelles à l’oeuvre dans l’émergence et la construction de ces nouvelles chrétientés américaines prennent place dans un contexte social et politique qui relève du fait colonial. Les acteurs, clercs ou laïcs, Européens, Amérindiens, Africains et sang-mêlés, participent et laissent leur marque sur ces recompositions religieuses, à des degrés divers et selon des logiques propres à leur statut dans des sociétés marquées par la ségrégation, la hiérarchie, l’appartenance à des corps, mais aussi par les mobilités sociales et géographiques. En terre de catholicité par exemple, participer à certains cultes, adhérer à des confréries spécifiques, pratiquer la charité, sont des actes susceptibles de construire des identités et des distinctions sociales, sans que celles-ci soient pour autant figées. Il importe donc de considérer les enjeux sociaux et politiques à l’oeuvre dans les processus religieux étudiés car ils sont l’une des clés de leur compréhension.
3 - Les rencontres : croyances et pratiques dans les Amériques coloniales. Les visions mécanistes des rationalités ne nous fournissent plus aujourd’hui les règles d’une intelligence globale de l’histoire des recompositions religieuses. De la théorie de la postmodernité à celle du chaos, les recherches contemporaines utilisent de plus en plus souvent les paradigmes du complexe, du multiple, du polysémique et de l’instable pour qualifier les états, souvent transitoires, de compromis religieux. Comme le souligne fort à propos Solange Alberro, si la « pensée métisse » a pour but de créer à partir de bricolages divers, « ce n’est pas la création produite qui est appelée à une quelconque continuité mais le processus dynamique dans lequel elle s’intègre et dont elle tire sa signification et sa fonction ». La complexité et le caractère imprévisible de ces phénomènes, la rareté relative des traces documentaires qu’ils ont laissées conduisent parfois à considérer que la clé de la compréhension de leur logique profonde est à jamais scellée. Il s’agit de contourner cette difficulté à travers des études de cas choisies avec pertinence. Le recours à un comparatisme élargi peut-être une autre voie d’approche. Les apports des cultes ibériques et qui sont communs aux sociétés mexicaine et andine, plus aisément identifiables, offrent aussi des termes de comparaison pour comprendre les pratiques religieuses indigènes.
4 - Les ancrages : désenchantement et réenchantement du monde.
Le christianisme ne se réduit pas à la vie religieuse telle qu’elle est définie et encadrée par les clercs. Le Christianisme est aussi une forme d’enchantement du monde qui se vit à travers le spectacle de ses merveilles et de ses lieux sacrés. Dans le monde catholique, il s’agit du cheminement le long des multiples ponts que les reliques, les images miraculeuses, les saints, tendent entre le ciel et la terre. Dans le monde protestant, les manifestations de la providence divine jouent un rôle central. Partout en Amérique, ce merveilleux chrétien entre en conflit avec d’autres expériences du monde qui lui avaient préexisté et lui dispute ses lieux et ses interprétations de l’histoire. De ce fait, le conflit et le compromis entre les anciennes et les nouvelles manières de sacraliser l’univers du quotidien est aussi un des champs où se jouent les recompositions religieuses à partir du XVIe siècle. Dans des sociétés où le contact avec les clercs et la connaissance de l’orthodoxie sont très inégalement développés, beaucoup de recompositions se jouent sans doute sur ce terrain trop négligé. Une attention particulière devra lui être apportée car lui aussi peut fournir de points de départ à l’intelligence des dynamiques religieuses en oeuvre dans les sociétés coloniales des Amériques.

Mots clés : Histoire religieuse des sociétés coloniales ; Comparatisme ; Missions ; Syncrétisme ; Bricolage ; Métissage ; Dogmes ; Croyances ; Pratiques ; Légendes pieuses ; Histoire sociale du fait religieux

Responsables : Thérèse Bouysse-Cassagne, Directrice de Recherche au CREDAL (CNRS) ; Pierre Ragon, professeur d’histoire de l’Amérique latine moderne et contemporaine à l’Université de Paris Ouest Nanterre La Défense

Propositions à envoyer à : Pierre Ragon
pierre.ragon@orange.fr

Comité d’organisation :
Thérèse Bouysse-Cassagne, Directrice de recherche au CNRS ; Charlotte de Castelnau-L’Estoile, maîtresse de conférences à l’Université de Paris Ouest Nanterre La Défense ; Aliocha Maldavsky, maîtresse de conférences à l’Université de Paris Ouest Nanterre La Défense ; Pierre Ragon, Université de Paris Ouest Nanterre La Défense ; Frédéric Duchesne Université de Paris III

Comité Scientifique :
- Louise Benat-Tachot (Hispaniste, Université de Marne-la-Vallée)
- Alain Breton (Anthropologue, MAE)
- Thomas Calvo (Historien, El Colegio de Michoacan)
- Monique Cottret (Historienne, Université de Paris Ouest)
- Danièle Dehouve (Anthropologue, MAE)
- Jacques Gallinier (Anthropologue, MAE)
- Thomas Gomez (Hispaniste, Université de Paris Ouest)
- Serge Gruzinski (Historien, EHESS-CNRS)
- Bernard Lavallé (Hispaniste, Université de Paris III)
- Jean-Michel Sallmann (Historien, Université de Paris Ouest Nanterre La Défense)
- Bernard Vincent (Historien, EHESS)



COLOQUIO INTERNACIONAL
Du mercredi 21 avril 2010 au vendredi 23 avril 2010

Organisation : Fundación Alejo Carpentier

Lieu : La Havane

Descriptif :

COLOQUIO INTERNACIONAL
Alejo Carpentier, la emancipación y las revoluciones latinoamericanas
La Habana, 21 al 23 de abril de 2010
Estimados/as amigos/as:
La Fundación Alejo Carpentier se complace en invitar a profesores, investigadores, estudiantes de posgrado y, en general, a estudiosos calificados de la cultura latinoamericana y caribeña, a participar en el Coloquio Internacional 200 / 100 / 50: Alejo Carpentier, la emancipación y
las revoluciones latinoamericanas, que se celebrará del 21 al 23 de abril de 2010, en su sede de Empedrado no. 215, entre Cuba y San Ignacio, La Habana Vieja.
En ocasión de la conmemoración del inicio de estos grandes acontecimientos históricos, el coloquio les propone abordar la presencia de la emancipación latinoamericana, la revolución mexicana y la revolución cubana en la cultura del Continente y en particular, en la obra de Alejo Carpentier.
Temas:
La emancipación de la América Latina en el largo siglo XIX. Su representación en la cultura latinoamericana.La revolución francesa, la revolución haitiana y la francmasonería en la producción simbólica
del Gran Caribe.
La revolución mexicana y su influjo en la cultura de la región.
La revolución cubana y su influjo en la cultura de la región.
La emancipación y las revoluciones latinoamericanas en la obra de Alejo Carpentier.
Resúmenes, ponencias e inscripción:
Antes del 20 de enero de 2010 deberá estar en nuestro poder un resumen de 250 palabras, con el título de la ponencia y el nombre y apellidos del/a autor/a y la institución a la que pertenece.
Les rogamos que lo envíen a lcampuzano@cubarte.cult.cu
La extensión de las ponencias no será mayor de 9 cuartillas mecanografiadas a doble espacio, lo que equivale a 2 500 palabras y 20 minutos de lectura oral. Las/os participantes deberán traer junto con el texto impreso de su ponencia -en el que emplearán las normas internacionales para
notas, citas y bibliografía-, un CD-ROM.
Una vez recibida la aceptación de su ponencia, deberán proceder a su inscripción antes del 20 de febrero de 2010, mediante el formulario que se les hará llegar.
Para cualquier consulta, diríjanse a Fundación Alejo Carpentier, calle E no. 254, entre 11 y 13, El Vedado, La Habana 10400, Telf. (537) 832-7186, e mail facpresidencia@cubarte.cult.cu
Atentamente,
Graziella Pogolotti
Presidenta

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