gens de la caraïbe

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Portraits

Pedro Ureña Rib quitte Cayenne pour rejoindre La Havane en passant par Santo Domingo

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Pedro Ureña Rib, caribéaniste, connu dans la région pour ses engagements en faveur de la prise en compte de l'inter-culturalité dans les conceptions que nous avons du monde aura passé une partie de sa carrière universitaire en République dominicaine puis en Martinique et enfin en Guyane, terrain de recherche fort intéressant pour notre passionné de rencontres et d'échanges culturels. D'ailleurs , l' « inter-culturel » qu'il pourrait avoir inventé  résume le concept qui lui sert de moteur vital, tout comme l'espíritu positivo dominicain semble lui garantir une éternelle jeunesse. Ce jeune homme de 65 ans*, maître de conférence spécialisé en linguistique quitte l'enseignement qu'il a pratiqué avec passion ces dernières années à Cayenne pour s'installer à La Havane où il travaillera sur un projet de dictionnaire en ligne de la Caraïbe avec l'université cubaine. A cette occasion, Pedro Ureña Rib a été nommé ministre conseiller du président Léonel Fernandez à Cuba en juin 2010.

Mise à jour le Jeudi, 02 Septembre 2010 13:08 Lire la suite...
 

Marie-Michaël Manquat, parcours d’une citoyenne à l’énergie flamboyante

Marie-Michaël Manquat précise qu’elle est de la famille Lassource, du Vauclin en Martinique. Arrivé en « métropole » à Villiers-sur-Marne dans les années 70 à l’âge de 8 ans, quand le combat était  « chaud », raconte-t-elle en riant, « j’ai compris qu’il fallait me battre ». Hector Poullet, l’auteur guadeloupéen que nous lui présentons au Salon du livre en 2010, lui demande, amusé, si elle se bat toujours. Sans hésiter, elle rétorque : Oui ! mais avec des mots.
Un an après son arrivée en région parisienne, un « prof’ qui jouait de la guitare » l’a invitée à faire un exposé sur la Martinique. Mica - son nom savann, avec l’aide de sa mère et ses trois soeurs, présente alors Aimé Césaire, avec ses mots à elle.  Et là, enfin, se souvient-elle, on la connaît mieux, on comprend que sa région a aussi sa particularité, « comme la Bretagne a les siennes ». Mica vient donc de quelque part et les bagarres s’arrêtent, du jour au  lendemain. De cet épisode, l’adolescente a gardé le goût du combat et de la mise en mouvement d'idées et d'actions. Même si elle apprendra aussi à accepter la vie telle qu’elle est.

Après un accident lors d'une répétition de spectacle, elle laisse tomber ses rêves de carrière de danseuse. Mica met à profit ses multiples jobs d’étudiantes du guichet de la banque à la coiffure en passant par la vente d’espaces publicitaires. Coiffeuse sera son premier métier qu'elle abandonne rapidement « n'aimant pas l'esprit du milieu » et se passionne pour la communication événementielle, l'édition et la presse qui deviennent ses savoir-faire.

Depuis l’époque où elle gérait son piano bar Ô si b’mol dans le 5° arrondissement de Paris de 1998 à 2000 et Agathe, son agence matrimoniale éponyme, Mica parcourt des kilomètres, à cheval entre la communauté antillaise qu’elle doit connaître dans sa quasi totalité et le reste du monde notamment l’univers brésilien ou celui des titi parisiens dont elle a capté légèrement l’accent.

Parallèlement, passionnée par la littérature, elle « lit les livres dont elle parle », lâche-t-elle dans un grand éclat de rire communicatif.  D’ailleurs l’écouter animer des rencontres littéraires semble une invitation à rejoindre, l'écrivain et Marie-Michaël Manquat dans un espace confortable, pour une conversation passionnante et humaine. Marie-Michaël  additionne encore beaucoup de parallèles dans sa vie. Elle consacre par exemple du temps aux enfants de son quartier et les emmène à la bibliothèque, participe à des soirées lecture avec des aveugles ou encore accompagne son ami l'auteur Ernest Pépin dont elle est devenue presque naturellement et officieusement l’agent et conseillère.

Mais les parallèles de la vie de Mica se croisent aussi. Ses multiples engagements comptent pour dénominateur commun un appétit pour la vie, des rencontres et des actions à mener pour réaliser « un pas, un autre pas, encore un autre pas et tenir gagné chaque pas! ». Une citation empruntée à Aimé Césaire, le poète qui aura illuminé l’enfance d’une gamine de banlieue parisienne débarquée des Antilles et devenue une Marianne qui s’ignore.

Photo : Marie-Michaël Manquat (d.) et Karole Gizolme, au concert de Tangora au New Morning, octobre 2009 © Bernard Chancy/gdc

Mise à jour le Jeudi, 19 Août 2010 20:39
 

Nasson 1961-2008 - Parcours

Read moreCamille JEAN dit Nasson est né le 15 juillet 1961 à Port-au-Prince. Il commence à travailler la sculpture dès l’âge de huit ans en utilisant les clous et les noyaux d’avocat. A treize ans, il est initié à l’art religieux par le père Léonel Dehoux. En 1983, il rencontre un artiste italien Angelo Vanenda qui lui apprend l’anatomie. A cette même époque, Nasson sculpte à l’intention du pape Jean Paul II, la Vierge CZECHONOWA. Le pape, en guise de remerciement, lui envoie un chapelet. Alors, il prend conscience de ses capacités de sculpteur et se met au travail du bois et de la pierre. Il fréquente l’atelier des Pères Salésiens, où il rencontre des sculpteurs, fait de la musique et chante. Il fonde avec eux le groupe musical, Nacovy, qui se produit à Rivière Froide, localité où il vit depuis son enfance. Là, il travaille avec les sculpteurs Jean Salomon Horace dit Ti Pèlin et Brunel Rocklor à la formation des jeunes et à la défense de l’environnement.  Il produit à ses débuts des sculptures pour le cimetière de sa localité. Son œuvre de puissante expressivité s’est orientée vers l’incrustation de matériaux recyclés sur une structure en bois sculpté. Sa rencontre avec l’artiste Mario Benjamin en 1987 avec lequel il fait l’expérience d’œuvres combinées, est déterminante.
Mise à jour le Lundi, 29 Décembre 2008 07:16 Lire la suite...
 

Marius Gottin, autoportrait.

Né en 1949 à Fort-de-France, Marius Gottin noircit désespérément des feuillets anba fey depuis sa tendre enfance pour voir ses premiers écrits publiés dans « La Bombe », le premier journal du Lycée Schoelcher, l’année de sa Terminale. Promis à des études de Lettres, il fréquente de trop près la bohème parisienne et atterrit plus souvent dans des musées, théâtres, bars et autres endroits louches où il exerce ses talents de baratineur ou de sonero minor derrière des congas… Quelques années après, de retour au pays, il publie textes et poèmes dans le « Naïf » de Roland Laouchez jusqu’en 1981 ; un opuscule paraît même en 1976, intitulé « Le jour où le dernier rat mourra », recueil de textes divers (et à ce jour sa seule publication) en collaboration avec Rosembert Saé, auteur martiniquais, son contemporain et ami.

Mise à jour le Mercredi, 09 Juin 2010 12:06 Lire la suite...
 

Hector Poullet, spécialiste de la culture créole, ka ouvè lawonn *

Read moreHector Poullet est devenu incontournable sur la question du créole en Guadeloupe. Traductions, adaptations, cours de langues et culture créole. S’ il enseigne depuis le temps où dyab té tibolom, ses cours se sont construits à partir de son parcours, son vécu, ses observations, ses connaissances mais aussi autour de ses doutes et incertitudes sur cette culture créole en constante évolution.

Mise à jour le Mercredi, 17 Juin 2009 17:50 Lire la suite...
 


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