Qui fait quoi en Haïti dans le cadre de la reconstruction ? Comment les aides extérieures peuvent-elles être déployées sans affaiblir les fragiles organisations locales ? Comment éviter que l’aide ne devienne plus un fardeau qu’un soutien ? - une expression haitienne dit: « Kabrit ki gen trôp mèt mouri nan kòd » (Lorsqu'un cabrit a trop de maitres, il meurt attaché). Comment ne pas se sentir étranger dans son propre pays, lorsque les sites Internet et les réunions concernant l’urgence se tiennent dans une langue étrangère ? Comment les Haitiens, Caribéens ou autres peuvent apporter leurs contributions ? Comment garder la mémoire de la solidarité exprimée dans la Caraïbe qui a été exemplaire et déterminante mais souvent ignorée par la presse internationale? Comment faire comprendre que l'on ne reconstruit pas de la même manière dans la Caraïbe que dans le Morbihan ou au Tennessee ? Comment accéder à l’aide internationale lorsque l'on réside en province ? Enfin l'humour haïtien pourrait résumer la situation actuelle par cette dernière question : Les médecins au chevet d'Haïti savent-ils que le coeur est encore à gauche et le foie toujours du côté droit ?




