Carnavals, atouts touristiques ou phénomène social ?

gadedzafe120103Atout touristique ou soupape sociale, les carnavals caribéens semblent essayer de plus en plus de combiner les deux. Certaines îles de la Caraïbe ont abandonné le traditionnel calendrier catholique pour celui des saisons touristiques. Reste à savoir si la population pour qui cette fête avait un sens social, s'implique vraiment, quand leur carnaval devient aussi un spectacle. Après noël, le carnaval, puis le carême, Pâques, etc. Rythmes de saison. En Guyane, Guadeloupe et Martinique les groupes de carnaval commencent les répétitions dans les rues tous les dimanche à partir de l'Epiphanie jusqu'au jours gras. D’autres îles de la Caraïbe ne célèbrent plus leur carnaval ces jours là, des dates qui traditionnellement correspondaient aux mardi gras et mercredi des cendres, jours liés à la religion catholique. Carnaval ou pas, elles ont constaté que les touristes réservent leurs chambres d' hôtels durant cette période. Certaines îles ont donc pensé que leur carnaval, sans réputation internationale, pourrait attirer les touristes en dehors de cette période … soit d’avril à mi décembre environ. Certains gouvernements justifient ce choix auprès de la population en avançant qu'il est profitable pour le pays de ne pas perturber l’activité économique et l’année scolaire avec trois jours chômés. Citons par exemple, le carnaval de Saint Thomas à Pâques, Barbade en Juin, Sainte Lucie en juillet, Antigua, fin juillet, Les Bahamas et Saint Kitts terminent leur carnaval le 02 janvier. Cas particulier : La République dominicaine et Cuba qui ont déplacé leurs dates de carnaval pour des raisons politiques et non touristiques. Le carnaval national dépend de la célébration de l’indépendance des pays, 27 février pour La République dominicaine, 26 juillet pour Cuba correspond au débarquement de Fidel Castro et du Che à Cuba. Photo : Christelle, en Guadeloupe, suit un groupe tous les dimanches depuis le 5 janvier
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