C'est un appel de détresse que je lance. Ma commune s'impose d'accueillir près de 8 000 rescapés du séisme dont certains ne sont pas originaires de la région. Vendredi, pour l'ensemble du département, les services de la protection civile en avaient déjà enregistré 80 750. Plusieurs orphelins, égarés, hébétés, venus d'un ailleurs dont ils ne se rappellent pas le nom hantent les campagnes. Il a fallu les prendre en charge, sans assistance sinon grâce a la générosité de quelques amis haitiens, antillais, français, belges et la générosité de quelques familles paysannes auxquelles la mairie a donné par enfant une ration d'un demi kilo de riz et une boite de lait. Geste derisoire qui ne suffit pas a pallier un certain inconfort … moral ni à me donner bonne conscience comme représentant d'une … autorité pratiquement faillie. J'ai découvert dans le yeux hagards de ces enfants affamés, qui avaient attendu sur les quais de Port-au-Prince plus de huit jours avant d'être évacués vers leurs lieux présumés d'origine ce que peut être l'indignité d'un pouvoir central qui de plus en plus s'absente de ses territoires de responsabilité.
Je m'attendais à des difficultés d'approvisionnement à court terme. Force est de constater que la précarité s'installe en termes d'immédiateté. Au marché du lundi, les produits vivriers ont disparu des étales aux premières heures. Un effet de rareté ? Face à l'abondance des récoltes, la mairie avait envisagé l'épuisement des réserves à fin février. Une erreur d'appréciation du volume des arrivants. À voir le flux, une espèce de conglomérat humain, on ne peut plus parler de nombre mais de volume. Et de la pression, de la menace que cela représente. Les produits de première nécessité manquent déjà. Notamment le sucre. Hier soir une âme généreuse m'a offert une tasse de thé « braque » avec du jus de canne à sucre. On se console du goût âcre en prétextant que le jus de canne est un … fortifiant.
À la précarité s'ajoute l'angoisse. Le pouvoir central est désespérément indifférent à la misère physique et morale de cette population qui, revenue en ses lieux d'ancrage, s'en trouve pourtant déracinée. La terre continue de trembler sous ses pieds et plus que jamais lui donne le sentiment de sa vulnérabilité. De sa fragilité. Perdue, seule, abandonnée. Elle n'a plus de repère sinon les édiles à qui elle demande de faire un miracle : la prendre en charge. Avec quoi ? Le gouvernement n'assiste pas. L'aide internationale,on en parle mais personne ici ne sait ce que c'est. Une seule question sur toutes les lèvres. Survivra-t-on ?
Jean-Claude Fignolé, maire de la commune des Abricots
le 2 février 2010
- Commune des Abricots — HAÏTI
Situation Géographique : Située à l’extrême pointe de la presqu’île du Sud, la commune des Abricots est bornée au Nord et au Nord-Ouest par la mer. À l’Est par la commune de Bonbon. Au Sud-Est par celle de Moron. Au Sud par celle de Chambellan et à l’Ouest par celle de Dame-Marie.
Superficie : 108 km2
Population : De 32 000 âmes dans les années 80, elle est tombée à moins de 25 000 habitants d’après les dernières données de l’Institut Haïtien de Statistiques et d’Informatique (IHSI). Le village à lui seul compte 1 108 habitants. Deux autres bourgs Anse-du Clerc et La Seringue comptent respectivement 700 et 200 habitants.

Par éditions Vents d'Ailleurs, février 19, 2010
•Aide alimentaire : farine, sucre, céréales (maïs, riz, avoine), huile, produits laitiers, traitement chloré (eau) …
•Abris provisoires et accessoires : 500 tentes, 1000 matelas pneumatiques, articles de toilette, réhabilitation des maisons endommagées selon les normes anti-sismiques et anti-cycloniques …
•Accompagnement psycho-médical et médicaments : Anti-malarique, anti-hypertensif, vitamines, antibiotique, anti-inflammatoire, anti-ansiolitique, expectorant, anti-parasitaire, kit de secours (pansement, bétadine, bistouri, eau oxygénée, crème anti-biotique, gants, et bandage de gaze sceptique) …
•Intrants agricoles : semences (maïs, haricot, riz de montagne), outils aratoires (pince, machette, houe, pioche).
•Développement du cheptel et soins vétérinaires : taureaux, boucs, coqs, …
•Appui au développement : financement du transport des rescapés, manutention et entreposage du matériel/équipement, crédit d’installation des jeunes agriculteurs et entrepreneurs), …
LES DONS SONT URGENTS !
Versez vos dons :
par l'intermédiaire de Western Union, à :
Jean Claude Fignolé
Mairie des Abricots - Destination Fonds d'urgence
Abricots, Jérémie, Grand’Anse, Haïti
ou
numero de compte 008-115-840000259
ABA 021000018
SWIFT ADDRESS BNC
BNCHHTPP
MAIRIE DES ABRICOTS/ COMPTE
Par librairie voyelle, avril 16, 2010
merci de me repondre.
Valerie librairie Voyelle. paris.
Par BERNARDI Christiane, avril 16, 2010
à qui doit -on s'adresser pour vous faire un don ?
Christiane BERNARDI
58 Rue des Tilleuls
30420 CALVISSON - FRANCE
Par maguy Perrot, avril 17, 2010
Contactez-moi dès que possible par courriel
Cordialement - Maguy Perrot
Par zou, avril 17, 2010
pouvez-vous répondre, merci
Par Catherine, avril 17, 2010
Par Christine L (37), avril 17, 2010
Merci !
Christine L (37)
Par christine Le Moigne, avril 17, 2010
Avez vous un contact en France pour faire parvenir chèque en euros
Par Christine Simonis Le Moigne, avril 17, 2010
11, route de Sainte-Anne
13640 La Roque d'Anthéron
France
Par jean-jacques Dallemand "marine poésie", avril 21, 2010
Il existe des budgets en Union Européenne capables probablement de compléter votre oeuvre sur place à Abricot.
Que ce soit au plan scolaire ou de formation professionnelle. Je vous suggère de contacter SOL HAITI basée à Epernay
qui après un séjour sur place envisage une action de longue durée.
Cordialement.
Par Françoise Ventadour, avril 29, 2010
Par Annie, mai 27, 2010
Par Karole, août 17, 2010





Emile CORBIER