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La Résistance au rétablissement de l’esclavage en Guyane française : traces et regards (1802-1822)pa

sergemamlamfouckPeu d’informations sur les conditions du rétablissement de l’esclavage en Guyane française. Ce qui conduit à poser nombre de questions qui restent à ce jour encore sans réponses. En 1802, pour remettre en ordre de marche les colonies françaises, le Premier consul Napoléon Bonaparte rétablit l’esclavage. La mission de Victor Hugues, le commissaire du gouvernement à la Guyane française, consiste à opérer le passage formel du travailleur réquisitionné et assigné à résidence à celui d’esclave comme avant 1789. Victor Hugues soutient qu’il n’y a pas eu de résistance significative et que les hommes concernés ont repris leur position d’esclave docilement. L’imaginaire colonial classe en fait la résistance au rang de la barbarie. Ce sont les traces de la résistance au rétablissement de l’esclavage en Guyane et les regards qu’elle a suscités qui sont ici étudiés. La résistance au rétablissement a pris la forme d’un grand marronnage amplifié. Le discours dominant représente les résistants comme des rebelles à l’ordre et à la civilisation, néanmoins il ne parvient pas à évacuer l’héroïsation des résistants auprès des " noirs ". Mais l’historien dispose de peu d’éléments pour situer l’action d’hommes qui, comme Simon Frossard, Adôme, Georges, Charlemagne, Evariste, Cupidon, sont tués en combattant les détachements lancés par Victor Hugues. Serge Mam Lam Fouck ,professeur d’histoire contemporaine à l’Université des Antilles et de la Guyane, UFR des Lettres et Sciences Humaines de la Martinique. Photo: Serge Mam Lam Fouck, gdc-juin02, Colloque 1802 à Saint-Denis
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