Vivre les villes à Fort de Danse...

Chyen fé BernabéGens de la Caraïbe
Lévwaz, Lékouz, moun toupatou !
Gente do Caribe
Menschen der Karibik
Gente del Caribe
Hende di Karibe
Karibu no shima no hitotachi
Kalaibe Winonokon
Den sama fu kaaibi
Mi gente, my people
En hommage à Aksidan, an gran manman ki té ka chanté évè Voukoum.

Du 16 au 18 mars prochains, Vivre les villes, évènement en grande partie autour de l'architecture et l'urbanisme, aura la particularité, en Martinique, de faire danser la capitale foyalaise en dehors de la période de carnaval. Jany Jeremy, chorégraphe, proposera notamment Fort de Danse, un événement chorégraphique qui valorise la singularité de cette ville.

Depuis le mercredi des cendres, nous avons donc entamé le carême bien que plus grand monde ne le respecte... C'est pour cette raison que le Fonds Saint-Jacques a baptisé son évènement autour du conte le Carême de la parole : un festival pluridisciplinaire qui rend hommage cette année à Ina Césaire dont le travail porte sur la mémoire historique et sociale antillaise ainsi que sur la conservation et la transmission du patrimoine de tradition orale créole.

Si le Vaval 2007 a brûlé et bien brûlé, qu'est devenu ce chien fer, de 6m de haut et 7 de long, qui a déambulé dans les rues de Fort-de-France le dimanche gras ? Joby Bernabé s'est ainsi lancé dans le carnaval avec cette oeuvre articulée, le "chyen fè" (chien fer, race de chien que la malice créole a nommé ainsi en raison de sa couleur grise et de son absence de poils). Le "chyen fè" a longtemps fait converger vers sa petite animalité des sentiments de haine - car comme tout chien créole, il rappelle la période esclavagiste où les chiens étaient dressés à retrouver les neg marons et parce que beaucoup le trouvent hideux avec ses rares poils roussis par le soleil. Notons toutefois que le vent tourne pour le chien fer : il est actuellement de notoriété publique qu'il s'agit d'un chien de race rare auquel on attribue opportunément une certaine élégance.

Chien fer, chien créole, même combat. Ce dernier est en général attaché à une corde qui lui scie le cou et laissé la gamelle vide plusieurs jours, ou pris pour cible mobile par les automobilistes antillais... Symbole de nos sociétés, ce chien est aussi le sujet de la pièce de Bernard Lagier, "Moi, chien créole", qui sera lue à la Comédie-Française et au Théâtre Sorano à Toulouse dans le cadre de Théâtre en Caraïbe, une opération conjointe Etc_caraïbe et L'Artchipel, scène nationale de la Guadeloupe qui emmène dans ses bagages le groupe K'Koustik qui jouera pour la première fois à Paris et à Toulouse. Voir notre coup de coeur...

Enfin, rendez-vous, pour ceux qui le peuvent, au 27ème salon du livre de Paris consacré à l'Inde. Venez échanger quelques idées sur l'espace Outre-mer, stand D 160 du 23 au 27 mars 2007.

Karole et l'équipe de Gens de la Caraïbe


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