2006 : archives manif.

Festival de cinéma : Regards sur l’esclavage - semaine exceptionnelle au musée Dapper

An AléEvènement organisé par RFI
Des regards croisés entre cinéastes antillais, caribéens, africains, et français.
Un voyage sur les routes de la « traite », accompagné de débats avec des cinéastes, des historiens, des psychanalystes, des économistes… 
Chaque projection sera suivie d'un débat animé par Catherine Ruelle (RFI). Mercredi 10 mai  à 20 h 30 -La traite

- Nantes, archéologie de la mémoire
, documentaire de Kitia Touré, France, 1994, 20 min.
En 1994, l’Ivoirien Kitia Touré profite d’une commande de la chaîne franco-allemande ARTE pour s’intéresser aux traces de l’esclavage dans une ville occidentale. C’est Nantes, archéologie de la mémoire, un court-métrage documentaire basé sur une exposition autour de la traite, organisée à Nantes.

- Le Passage du milieu, réalisation Guy Deslauriers - France, 1999, 85 min.
Un bateau négrier européen, avec à son bord des centaines de captifs, quitte le Sénégal. Des hommes, des femmes, des enfants, arrachés à leur village, se retrouvent enferrés et empilés dans des soutes obscures. Durant les 18 semaines de la traversée en plein océan, les futurs esclaves vivront catastrophes, désespoirs et héroïsmes.
Dédié à l’Afrique crucifiée comme aux esclaves d’aujourd’hui, le scénario, signé par Claude Chonville et Patrick Chamoiseau est une magnifique et essentielle contribution au travail de mémoire.  
  
Jeudi 11 mai à 20 h 30 – Regard sur la traite

- Adanggaman,
réalisation Roger Gnoan M’Bala Côte d’Ivoire, 2000, 95 min.
Avec Rasmane Ouedraogo, Albertine N’guessan, Bintou Bakayoko.

Au xviie siècle, un village du golfe de Guinée est terrorisé par Adanggaman, roi cruel et tyran esclavagiste qui échange des prisonniers contre des armes et des produits européens. Ossei, ne pouvant épouser la femme qu’il aime, refuse le mariage arrangé par sa famille et s’enfuit. Pendant son absence, le village est ravagé par une attaque d’Adanggaman… 

Vendredi 12 mai à 20 h – Esclavage et conséquences modernes

 

- An Alè, réalisation Irène Lichtenstein
Avec Toto Bissainthe, Issa Sam, Samba Diabaré Samb, Aminta Fall, Moussa Ngom, Alfa Wally Diallo, Vieux Seng Faye, Ma Penda Sarr.

Toto Bissainthe, grande artiste haïtienne hantée par la déportation de ses aïeux, a beaucoup chanté ses origines en Afrique. Le film lui fait rencontrer, au Sénégal, des dépositaires de la mémoire, griots, conteurs, peintres, musiciens. Pour un dialogue de mémoire à mémoire, à travers les mots, la musique, la danse… 

- La Noire de…, réalisation Ousmane Sembène - Sénégal, 1966, 65 min., fiction
Avec Thérèse M'Bissine Diop, Anne-Marie Jelinek, Robert Fontaine,Modu Nar Sene, Ousmane Sembène 

À Dakar, Diouana est engagée par un couple de bourgeois blancs. Elle est chargée de s'occuper des enfants, une responsabilité qui la fait prendre en considération par ses pairs. Pour la remercier de cette situation confortable, Diouana offre un masque traditionnel à sa patronne. À la demande de ses employeurs, elle accepte de les accompagner à Antibes pour les vacances. En France, les choses changent. Diouana est peu à peu réduite à la servitude, sans aucun jour de repos... 

Samedi 13 mai – Traite et abolition
à 18 h :
- Le Courage des Autres ou Gandaogo, réalisation Christian Richard
Réalisation : Christian Richard, Fiction Burkina Faso France, 1982, 92 min - Avec Sotigui Kouyaté, Baba Kouyaté, Amadou Banou

Au début du siècle dernier, quelque part en Afrique, une trentaine d'hommes et de femmes sont capturés dans un marché de brousse, attaqué par des cavaliers esclavagistes. Grâce à sa force spirituelle, l'un d'eux (Sotigui Kouyaté) va aider les esclaves à se révolter.

à 20 h 30 :
- Victor Schoelcher, réalisation Paul Vecchiali, France, 1998, 90 min. 
Avec Jacques Perrin, Ludmilla Mickael, Pierre Santini, François Marthouret.

En 1848, après l’abdication de Louis-Philippe, au milieu d’un Paris en liesse, un homme se rend bride abattue à l’Hôtel de Ville, siège du gouvernement provisoire de la nouvelle République. 
Cet homme, c’est Victor Schoelcher. Il arrive du Sénégal. C’est là-bas, au milieu de la brousse, qu’il a appris que la Monarchie de Juillet avait été renversée. Il revient en France, car il sait que le moment est historiquement unique, propice comme jamais à l’aboutissement du combat acharné qu’il mène depuis vingt ans : l’abolition de l’esclavage sur tous les territoires français. Après 3 000 km de course, à pied, en bateau, en calèche et à cheval, il fait enfin face à Louis Arago, le nouveau ministre des Colonies.

Plus d'infos sur le site Internet du Musée Dapper
Informations pratiques :
Lieu : Musée Dapper
35 rue Paul Valery
75116 Paris
Tarif : séance : 5 euros
Réservation indispensable au 01 45 00 91 75
Contacts presse :
Marie Liutkus, 01 56 40 47 27
Email :  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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