<P>Didier BERNARD, Vice-président du Conseil Universitaire Régional de la Guadeloupe, Maître de Conf

Didier Bernard

 

" Le développement indispensable des relations entre le monde de la recherche, celui de l’enseignement supérieur en direction de nos jeunes doctorants en les confrontant à des chercheurs confirmés issus d’autres horizons est une nécessité impérieuse pour l’établissement. Au sein du Conseil Universitaire Régional de la Guadeloupe (CUR) nous avons compris qu’il fallait faciliter ces coopérations en mettant nos moyens à disposition de l’Ecole Doctorale.  Nous aurons besoin de ces forces vives pour développer la production de savoir dans des domaines comme par exemple les sciences humaines, la santé, la biodiversité, les énergies renouvelables... C’est une donnée fondamentale pour des pays insulaires comme les nôtres. Il faut aussi pouvoir s’inscrire dans d’autres dimensions en développant nos capacités d’expertise et ainsi valoriser les nombreuses potentialités de ces territoires. Le hasard de la recherche peut déboucher sur de nouveaux horizons.

Université sur trois pays, les manifestations comme l’Université de Juillet (UJ) nous permettent aussi de développer la notion d’appartenance à une communauté. Les échanges entre doctorants des trois pôles doivent se poursuivre et surtout se pérenniser. Nous ne pourrons pas jouer notre rôle dans l’environnement international de la Caraïbe et des Amériques si nous ne maîtrisons pas notre cohésion. Il nous faut poursuivre la structuration de la recherche et assurer la transversalité.

Toutes mes félicitations renouvelées aux participants et organisateurs à l’UJ."
Discours d'ouverture

Quelles sont vos activités de recherche ?
J’exerce mes activités de recherche au Laboratoire de Physique de l’Atmosphère Tropicale (LPAT) à la Faculté des sciences exactes et Naturelles de l’Université des Antilles et de la Guyane. Depuis deux années le groupe aérosols du LPAT a orienté ces travaux de recherche sur le thème des polluants atmosphériques (aérosols et gaz…) d’origine naturelles ou anthropiques. Nous collaborerons  sur ce thème avec l’Observatoire Volcanologique de la Soufrière car nous nous intéressons aux émissions gazeuses du volcan : caractérisation physico-chimique des constituants du panache, mécanismes physique de dispersion,...
De même, les techniques d’épandages utilisées dans la région lors la de mise en décharge des ordures ménagères sont à l’origine d’émissions chroniques de gaz organiques et/ou de départ de feu autoentretenu par la présence de méthane dans le sous-sol. Ces perturbations sont sources de particules  gazeuses et solides qui se dispersent dans toute l’agglomération environnante en fonction des conditions météorologiques. Ces gaz doivent être désormais identifiés de même que leur distribution dans le temps et dans l’espace. C’est notre second objectif. 
Un troisième aspect de ce travail pourra être envisagé en termes de recommandations pour la population. C’est pour le futur car cet aspect nécessitera d’autres collaborations et d’autres perspectives.

Quelles sont vos motivations en tant que vice-Président à participer aux sessions ?
Il est vrai que le rôle et les activités politiques et administratives d’un vice-président occultent souvent ses activités de recherche si la part des choses n’est pas faite. Pour avoir effectué mes travaux de recherche menant au diplôme de doctorat dans un laboratoire de l’UAG, et avec du recul, je constate que beaucoup de progrès ont été menés dans cet établissement depuis sa création pour structurer ce domaine d’activité. La mise en place et la structuration de l’école doctorale est un exemple.
Il reste néanmoins un sacré bout de chemin à accomplir pour nous permettre d’augmenter notre productivité et de valoriser les résultats obtenus dans nos laboratoires.  L’efficacité de la valorisation de la recherche ne peut pas se résumer qu’à un ensemble de moyens humains et techniques (compétences, expertises, équipements,….) mais doit aussi se traduire par la mise ne place d’instruments pérennes d’échanges et de collaborations. L’université de Juillet est un de ces instruments. L’enseignant-chercheur que je suis doit aussi y porter sa modeste contribution. 

 

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