<P>Jean-Raphaël Gros-Desormeaux et la zoogéographie</P>

Jean-Raphaël Gros-DesormeauxJean-Raphaël Gros-Désormeaux voulait être vétérinaire, il a finalement allié géographie et biologie. Il est aujourd’hui doctorant allocataire moniteur à l’Université des Antilles et de la Guyane au département géographie, du laboratoire Géode Caraïbe sur le campus de Schoelcher en Martinique.

Quel est ton thème de travail ?
Je travaille sur la faune aviaire, c’est-à-dire les oiseaux. Je m’intéresse à l’impact de l’homme, l’anthropisation, sur la structuration et la composition de la faune aviaire. Plus précisément l’impact des modalités d’occupation spatiale (maison, agriculture, aménagement, gestion du territoire...) sur la structuration de la diversité biologique.

Quel a été ton parcours ?
Un Bac Economique et Social, un second cycle de Géographie, et un DEA « Caraîbe et Amérique Latine et du Nord ».

Qu’est-ce qui t’as intéressé dans le choix de ton sujet ?
Je souhaitais être vétérinaire jusqu’à la seconde car j’ai toujours eu un intérêt très particulier pour les animaux. Je n’ai pas pu réaliser ce rêve et c’est sans aucune passion que je me suis dirigé vers la géographie. A partir de la licence, j’ai découvert la biogéographie qui alliait la géographie et des aspects de la biologie. Ma thèse, pour être encore plus précis, c’est de la zoogéographie, c’est-à-dire l’aspect de la biogéographie qui concerne les animaux.

Ta thèse lie deux aspects sciences exactes et sciences humaines, si je comprends bien...
Je ne dirai pas sciences exactes mais plutôt sciences naturelles et sciences humaines. Sciences naturelles parce que j’étudie des techniques notamment des techniques de recensement des oiseaux qui sont propres aux sciences naturelles. J’utilise aussi des logiciels statistiques qui sont généralement utilisés en sciences naturelles. Pourquoi sciences humaines : je vais aussi utiliser des enquêtes, des logiciels de traitement d’enquêtes qui sont propres aux sciences humaines. C’est une démarche assez innovante.Je vais tester ! Je crois qu’on est arrivé à un stade où on ne peut plus se focaliser sur sa petite bulle en quelque sorte et il faut absolument prendre en compte le contexte environnemental. Et qui dit contexte environnemental dit pluridisciplinarité.


Contact : jrgrosdesormeaux[antispam]voila.fr
(remplacez [antispam] par @)

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