Jean-Philippe Gourdine, doctorant en biologie animale (2° année) et responsable de la logistique

Jean-Philippe Gourdine En quoi consiste ton travail de thèse ?
Je travaille sur la valorisation de protéines de mollusques d’origine marine, et plus précisément sur la palourde blanche. Le but de ma thèse est d’isoler ces protéines, de les caractériser et de voir d’éventuelles applications en biotechnologie. Concrètement je récupère la palourde blanche qui vit dans le sable, je coupe la branchie que je récupère, j’utilise différents composés chimiques pour isoler l’ADN et les protéines. A partir de là, j’analyse les protéines et je remonte aux gênes pour connaître le gêne qui code pour ces protéines. C’est de la recherche fondamentale en fait qui pourra peut être appliquée à terme dans les maladies relatives au souffre.

Exerces-tu d’autres responsabilités au sein de l’Université des Antilles et de la Guyane ?

En codirection avec mon directeur de thèse Mme Smith-Ravin, je m’occupe du laboratoire de biologie : la gestion des stocks, la sécurité du laboratoire. Mon travail me plaît beaucoup et j’encourage vraiment les jeunes à faire de la recherche.

Que leur donnerais-tu comme arguments pour cela ?
Depuis petit, quand j’avais 5 ans je m’intéressais aux fourmis. Je m’amusais à regarder les fourmis, comment elles communiquent.... En regardant à la loupe, je pouvais observer qu’elles se touchaient les antennes. En ayant un cursus en biologie, j’ai réussi à comprendre le mécanisme chimique : les fourmis sécrètent des substances qui permettent la communication. En bref on arrive à comprendre le monde qui nous entoure et la fourmi n’est qu’un exemple. Tout simplement on arrive à mieux appréhender l’Univers en mouvement.

Qu’envisages-tu de faire par la suite ?
La recherche et l’enseignement m’intéressent. Cependant compte tenu de la conjoncture en France, ce n’est pas sûr d’avoir un poste de maître de conférence. En tout cas je pense continuer dans la recherche. Je souhaite partir à l’étranger quelques temps pour apprendre des technologies de pointe au milieu biomoléculaire, et revenir au pays pour former de nouveaux jeunes. C’est important je crois de partir pour acquérir des connaissances mais c’est aussi important de revenir pour valoriser ce que l’on a ici. La palourde blanche sur laquelle je travaille par exemple, c’est un organisme du pays : je cherche donc à connaître et à valoriser l’environnement du pays.
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