Géraldine Bilionère, doctorante en sociologie à l’Université René Descartes (sociologie)

Géraldine Bilionère

Est-ce ta première participation à l’Université de Juillet ?
Tout à fait. Pendant que je faisais des recherches sur mon projet de thèse, je suis tombée sur le site de Gens de la Caraïbe, ça m’a semblé tout de suite intéressant et c’est là que j’ai découvert l’UJ ! Je me suis rendu compte qu’une telle initiative pourrait sans doute m’être utile pour mon sujet de thèse.

Sur quoi travailles-tu ?
Mon sujet : l’influence de l’histoire sur les visions du monde et l’exercice de la citoyenneté à l’exemple des populations antillaises. En réalité ma thèse portera surtout sur les Guadeloupéens.Quand on dit l’influence de l’histoire, c’est voir les représentations de l’histoire sur la manière dont les populations au fond, s’approprient  leurs droits politiques relatifs à la citoyenneté (droit de vote, d’éligibilité,...)

Pourquoi ce sujet ?
C’est tout d’abord un ensemble de questions que je me posais d’un point de vue personnel. Je ne me suis jamais vraiment intéressée à la politique. Quand j’ai eu 18 ans, aller m’inscrire n’a pas été mon premier réflexe. Mes expériences m’ont aidé à comprendre qu’il fallait que je concilie les questions que je me posais sur l’histoire des Antilles et la manière dont ça peut m’influencer. On avance souvent ici par exemple la question « du poids de l’esclavage ». Je me suis donc demandé comment on peut l’expliquer. J’ai voulu travailler sur ça car s’il existe déjà des travaux au niveau de la famille, il y en a très peu sur la citoyenneté d’un point de vue sociologique.

Tu envisages de revenir travailler en Guadeloupe ?
Oui ! Mais travaillant dans la sociologie ce sera quand même difficile. Il n’y a pas vraiment de cursus de sociologie pour le moment : c’est souvent de la sociologie associée à l’économie, aux sciences politiques et au droit... Mais bon j’espère vraiment pouvoir rentrer !

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