Philippe Bilas, président de l’Association des Jeunes Chercheurs (AJC)

Philippe BilasPhilippe Bilas, président de l’AJC, milite pour la valorisation des études à l’UAG auprès des jeunes diplômés.

Quel a été ton parcours universitaire ?
J’ai effectué tout mon second cycle à l’Université des Antilles et de la Guyane et je suis parti à l’Ecole Centrale de Lyon pour effectuer mon DEA de Physique. Je suis revenu en Guadeloupe pour ma thèse, je suis aujourd’hui en dernière année. Je travaille sur la tribologie.

Qu’est-ce que la tribologie ?
C’est la science qui étudie les frottements entre les surfaces. A partir du moment où une surface bouge par rapport à une autre, il y a des phénomènes qui se produisent et la triboligie s’intéresse à tout ça. Si on prend l’exemple de la crème utilisée pour la peau, il y a de la tribologie derrière... Dans le cadre de ma thèse, je m’occupe plus particulièrement des problèmes de lubrification qu’on peut rencontrer dans les moteurs automobile.

Peux-tu me présenter l’Association des Jeunes Chercheurs (AJC) ?
C’est une association de l’Université qui regroupe des troisièmes cycles des doctorants, des jeunes maîtres de conférences... L’objectif premier de l’association est de valoriser et de vulgariser ce que l’on fait à l’Université. On organise depuis déjà quelques années le concours de plaidoiries par exemple à l’UFR de Droit. C’est l’occasion de mettre en avant les étudiants de maîtrise et de licence de droit qui se mettent en situation devant un barreau, un jury et doivent soit défendre l’accusé soit l’accuser. On a également le projet de nous rendre dans les lycées afin d’expliquer aux lycéens l’intérêt de venir à l’Université des Antilles et de la Guyane et de ne pas forcément partir pour étudier en France où à l’étranger.

Pourquoi ce discours ?
On sort du bac, on est loin des parents, des amis, le climat est rude... On est en général pas prêts à prendre sur soi les premières années pour faire la part des choses et réussir. De plus, certains pensent à tort que l’enseignement à l’UAG n’est pas de qualité, argument infondé car  nous avons ici des enseignants reconnus au niveau international. En ce qui concerne l’état des bâtiments du campus, je répondrai que c’est le moteur qui fait  avancer la voiture  et non la carosserie ! L’idée c’est donc de leur dire qu’ils peuvent réussir. De plus, si je veux être enseignant-chercheur ici, c’est que je suis moi même antillais, que j’ai à faire à des Antillais et que ça n’a aucun intérêt « politique » d’être enseignant chercheur en Europe. Un Antillais face à des Antillais, c’est selon moi une approche différente.


Contact : philippe.bilas[antispam]univ-ag.fr
(remplacez [antispam] par @)

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