Marie des grenouilles, de Jean-Claude Grumberg - (Tout public, 17 et 20 mars)

Marie des grenouillesEcrite en une journée, un jour de 1er mai et de manifestation unitaire, « Marie des grenouilles » est une parabole sur la tyrannie et le pouvoir, la bêtise et la ruse, sur l'art de gouverner et les rêves d'un monde de paix.

Utilisant les clichés des contes de fées et mine de rien, Jean-Claude Grumberg raconte aux enfants des choses graves sur le mode humoristique et fantastique.
En des temps troublés, au pays des crapauds et des grenouilles, sous les nénuphars régnait la discorde. Tant et si bien que la Très Haute aidée de quelques fées transforma en hommes les plus frondeuses. C’est là que l’histoire commence, au royaume des humains, là où un roi se meurt et prépare sa succession. Et l’on verra que c’est au royaume des grenouilles que se trouvent la future reine, Marie, et le futur roi, Prince Brillant. Il va se jouer une drôle de comédie du pouvoir.
« Plus qu’une leçon, nous dit le metteur en scène Lisa Wurmser, la l’injustice et la différence. » Le prince et la princesse sont plus candides que naïfs.
Le Sanguinaire, personnage caricatural, grossier représente la tyrannie, tandis que l’Ennemi incarne la bêtise et un certain fascisme ordinaire. Et si la ruse triomphe , c’est par le biais de la diplomatie et du langage. Il y a comme un espoir du côté du langage, les vertus de la parole pourraient bien venir à bout de la bêtise. La mise en scène fluide, rapide, allègre doit orchestrer le jeu des apparitions/disparitions, l’étonnante confrontation acteurs/marionnettes, vivant/artificiel, par des effets d’optique et de magie qui laissent la part belle aux surprises et à l’inattendu.

Photo : Marie des grenouilles.

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