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Maryse Condé et Gens de la Caraïbe

concours-maryse-conde-marian-fuchs-2fillettes« Je ne sais si c'est la contagion de votre enthousiasme mais l'année 2011 s'est terminée très bien pour l'écrivain que je suis.

Le film de la série « Empreintes » diffusé avec beaucoup de succès à Paris en décembre, l'élévation à l'Ordre du Grand Officier du Mérite National, et surtout ces dix jours merveilleux à la Guadeloupe ou le collège de la Désirade a pris mon nom et où nous avons pu admirer le film sur moi du réalisateur guadeloupéen, Dimitry Zandronis....

Je tenais à vous remercier de tout cela car, si vous n'en êtes pas directement responsable, l'intérêt que vous avez toujours porté à mon travail et la gentillesse dont les Gens de la Caraibe ont toujours fait preuve à mon égard, comptent pour beaucoup. »

Ainsi, Maryse Condé s'est adressée à l'aube de 2012 aux sociétaires de Gens de la Caraïbe qui ont choisi pour l'année 2011, à l'image d'une soirée léwoz de mettre l'écrivaine au centre d'une ronde de danseurs et joueurs de gwoka. Ce léwoz s'est entendu dans les grands fonds de Guadeloupe, les mornes de la Martinique, les ravines de Cuba, les campagnes de la Jamaïque mais aussi dans les imaginaires de ceux qui résident en Afrique, en Europe, en Asie, en Amérique latine et d'autres ailleurs.

Cela a donné notamment une dizaine de témoignages publiés sur le site mais aussi des photos mettant en image des couvertures de livres de Maryse Condé ou l'univers mental que son oeuvre a motivé chez des lecteurs et notamment une lectrice Marian Fuchs qui signe les photos primées. Les adhérents ont vu dans ces photos une éternelle jeunesse offerte au travail de Maryse Condé.

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Maryse Condé as our central figure for the year 2011 and photo contest

Members of the Gens de la Caraïbe organization (and site) have chosen Maryse Condé as their central figure for the year 2011. They write: “Imagine a scene of a léwoz party with Maryse Condé at the center of a circle of dancers and gwoka players. This léwoz would be heard in all the villages of Guadeloupe, the hills of Martinique, the valleys of Cuba, the Jamaican countryside, but also in the imaginary of those who reside in Africa, Europe, Asia, Latin America, and beyond.”

Therefore, the Gens de la Caraïbe team has devoted sections of its site to Maryse Condé this year in order to transmit to their readers the desire to read or reread her work. One section is “Mise en ligne de témoignages,” dedicated to gathering on-line testimonial pieces written by people who have crossed paths with Condé or have been affected by her work. A second section is “Maryse Condé en langues,” a section dedicated to translations of her work. Condé’s oeuvre has been translated from French into many languages— Dutch, English, German, Hebrew, Italian, Japanese, Polish, Portuguese, Romanian, Spanish, and Swedish, among others—but, surprisingly, not into Creole.

Among the latest novels published in other languages is the translation of Victoire, les saveurs et les mots into German, Victoire, ein Frauenleben im kolonialen Guadeloupe (2011) by Peter Trier. [This work was translated into English by Richard Philcox as Victoire, My Mother’s Mother. See previous post, An Interview with Maryse Condé.] On the site, you may read an excerpt in German from Victoire, ein Frauenleben im kolonialen Guadeloupe and listen to a reading of the excerpt by Ineke Phaf-Rheinberger.
For original post (in French), see http://www.gensdelacaraibe.org/index.php?option=com_content&view=article&id=4645&Itemid=GDC

 

Gens de la Caraïbe-Guadeloupe is calling for submissions to their photo contest on Maryse Condé. The contest runs from June 22 to Februar 1st, 2012. 

The photographs should capture people reading one of her novels. The ten most original photos will be chosen for a variety of prizes and will be published online with the artists’ permission (see more information in the links below).

Gens de la Caraïbe writes: “Be imaginative and free to represent yourself, or the person(s) of your choice, reading . . .  Reworked photos and photomontages are accepted. Send your photos to Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

(3 submissions maximum per household). Photos may be in color or black and white, indoors or outdoors (and must be a minimum of 300 pixels wide, 150 dpi, 20 KB, and a maximum of 600 KB). The cover of the book chosen (in any language) must be visible.”
For detailed guidelines (in French), see http://www.gensdelacaraibe.org/index.php?option=com_content&view=article&id=4655&Itemid=200300


Founded in 1999 as an association, Gens de la Caraïbe is a network of people whose mission is to enhance, promote, and (re)inscribe Caribbean cultures around the world, in partnership with its various stakeholders and cultural organizations.

Gens de la Caraïbe et Maryse Condé

Maryse aura 79 rékolt kafé  ce 11 février 2017 !

 

ARCHIVES - Les sociétaires de Gens de la Caraïbe ont choisi pour l'année 2011, à l'image d'une soirée léwoz de mettre l'écrivaine Maryse Condé au centre d'une ronde de danseurs et joueurs de gwoka. Ce léwoz s'entendrait dans tous les grands fonds de Guadeloupe, les mornes de la Martinique, les ravines de Cuba, les campagnes de la Jamaïque mais aussi dans les imaginaires de ceux qui résident en Afrique, en Europe, en Asie, en Amérique latine et d'autres ailleurs.

Ses romans de Heremakhonon (1976) à En attendant la montée des eaux (2010) nous emmènent de l'empire malien aux villes et communes réelles imaginaires de Guadeloupe, Cuba, Jamaïque ou du Panama pour aborder des questions sensibles de société.

Fidèle à son image « d'auteure qui dérange », Maryse Condé aime « mettre en lumière ce que les gens aiment cacher » et se défend d'écrire des romans militants, même si elle se présentait aux élections régionales en 1992 sur la liste du parti indépendantiste. Elle confiait à Françoise Pfaff dans une série d'entretiens parus chez Karthala en 1993 que ses personnages étaient « des anti-héros, des gens pas très sûrs d'eux et pas très sympathiques, pensant qu'il ne faille pas que les gens soient parfaits pour qu'on les aime. Ils sont ce qu'ils sont. »

Parmi les thèmes de prédilection de Maryse Condé, figurent les préjugés de couleurs, les conséquences de l'esclavage, les absurdités de nos sociétés et ses romans n'oublient jamais de parcourir notamment la Caraïbe des petites aux grandes Antilles avec toujours une mention au peuple haïtien.

Pour ces raisons et d'autres encore, Gens de la Caraïbe consacrera plusieurs pages de son site à Maryse Condé en 2011 pour vous donner, entre autres, envie de la lire ou la relire.

Etape 1. Mise en ligne de témoignages
Gens de la Caraïbe publie des témoignages de personnes qui ont croisé Maryse Condé ou ont été touché es par son oeuvre.
> Ce qu'ils disent de Maryse

Etape 2. Maryse Condé en langues


Maryse Condé a été traduite en douze langues- sauf le créole! (allemand, brésillien, espagnol, italien, anglais, japonais, hollandais, américain, suédois, polonais, roumain, hébreu). Parmi les derniers romans parus en langue étrangère vient de paraître la traduction de « Victoire, les saveurs et les mots » en allemand (« Victoire, ein Frauenleben im kolonialen Guadeloupe », janvier 2011).

Le mois de mai vibre au rythme des commémorations de la mémoire de l'esclavage et des traites négrières, et la date du 10 mai a par ailleurs été proposé par Maryse Condé et le CPMHE qu'elle présidait en 2001. Nous avons donc choisi, avec l'autorisation de son éditeur allemand Litradukt de publier sur notre site, un extrait de « Victoire, les saveurs et les mots » qui aborde la question de la relation Noirs/Blancs, autrement dit, du racisme, thème récurrent dans les écrit de Maryse Condé.
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Quelques extraits.

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