Arts visuels

On a lu : Dominique Berthet : « Pour une critique d’art engagée »

berthet pour une critique epar Sentier, artiste plasticien et enseignant au Campus caraïbéen des arts (Martinique)

L’engagement du critique pour Dominique Berthet est dans une grande proximité avec celui de l’artiste pour qui il s’agit de rendre visible un point de vue de la manière la plus indépendante possible. Il est crucial de comprendre que la création artistique actuelle est une démarche éminemment individuelle, unique, singulière. Avant d’être une production qui s’adresse à des spectateurs, des lecteurs ou des auditeurs, c’est une recherche personnelle, intime, secrète et silencieuse. Connaître ce qu’est le silence de l’intériorité est essentiel pour comprendre ce qu’est réellement une démarche artistique.

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« L’Enigme du silence » de Béatrice Clerc vue par Scarlett Jésus



« Là où tu n'arrives plus à t'exprimer avec la langue commence la peinture. Quand tu peins tu chasses les mots et les concepts. Une fois la peinture achevée, tu l'accroches et tu la regardes longuement. Quand tu en es satisfait tu lui donnes un titre. »
Gao XINGJIAN. Pour une autre esthétique

L’ensemble de toiles réalisées par Béatrice CLERC entre 2009-2011 a de fortes chances de dérouter le spectateur par le caractère insolite d’une démarche plastique apparemment très éloignée des préoccupations et productions contemporaines guadeloupéennes. Chercher la singularité d’un artiste impose au critique de procéder par empathie. Il se doit, pour s’approcher au plus près de l’univers personnel d’un peintre, de chercher à identifier et comprendre la langue de l’autre.

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« « Honni soit qui mâle y pense » : les hommes lèvent le voile !» par Scarlett Jésus

 

 « La virilité […], est une notion éminemment relationnelle,
 construite devant et pour les autres hommes contre la
 féminité, dans une sorte de peur du féminin, et d’abord en
 soi-même. »

 Pierre BOURDIEU, La domination masculine, 1998, p.59.

Derniers jours exposition collective Testotérone : jusqu'au 31 janvier 2013 à la galerie T§T de Jarry.

Quel printemps se lève au sein des plasticiens de Guadeloupe pour que ceux-ci passent brusquement de la thématique du corps meurtri et souffrant à celui du corps désirant ? Verges et vagins fleurissent brusquement à un mois d’intervalle, dans deux expositions presque simultanées.

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Les photographes et le réel, par Scarlett Jésus, critique d’art.

« Dans ces jours déplorables, une industrie nouvelle se produisit,[…] le Credo actuel des gens du monde, est celui-ci […]
« Je crois que l'art est et ne peut être que la reproduction exacte de la nature » […] Un Dieu vengeur a exaucé les vœux de cette multitude. Daguerre fut son Messie. Et alors elle se dit  « Puisque la photographie nous donne toutes les garanties désirables d'exactitude (ils croient cela, les insensés), l'art, c’est, la photographie. »
Baudelaire, « Le public moderne et la photographie »,  Salon de 1859

En Guadeloupe, trois expositions récentes de photographies témoignent, à travers la spécificité de chacune d’entre elles, d’une réflexion commune quant aux regards que les photographes, désirant accéder au statut d’artistes, portent sur le réel.

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« L’Art contemporain à Saint-Martin : Yes we can ! » par Scarlett Jésus

Une jeune association, HMF (Head made factory), a fait le pari de lier tourisme et art. Pour ennoblir le développement d’un touriste XL à grande échelle mais frôlant parfois le X.  Il s’agit de proposer un tourisme différent qui, tout en cherchant à développer l’économie locale, a prévu de mettre en valeur le potentiel créatif de sa population. Un potentiel riche de rencontres multiculturelles. Le projet offrira à la jeunesse l’opportunité d’une revalorisation de l’image de soi trop souvent dégradée.

Ainsi cette première manifestation, qui avait lieu au Centre culturel de Grand Case les 23 et 24 novembre 2012, s’inscrivait dans la perspective d’un choc tellurique destiné à bouleverser l’île : l’annonce d’une biennale d’art d’ici deux ans. Ni plus ni moins. « Yes ! We can !».

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