Photos: Pares & Nones

biennale-stodo-photos2002-pPares & Nones Museo de Arte Moderno October 16th to November 9th 2002 Photos contemporaines d'Haïti et de République Dominicaine No tenemos mas informaciones .. lo siento PAIRS ET IMPAIRES Les deux qui se baisent Par Antonio Zaya et Alanna Lockward (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) Que nous sachions, personne ne nie pas les évidences différentielles de n’importe quel type et condition qui parcoure l’île de l’Hispaniola o Española, de Saint-Domingue à Port-au-Prince, d’Haïti à la République Dominicaine et à l’inverse. Deux mondes (ou un autre de plus ?) dans le même territoire insulaire, comme dans le cas conjoncturel de Chypre (Turquie et Grèce) ou les plus stables comme Bornéo (Indonésie et Malaisie) et Nouvelle Guinée (Indonésie et Papouasie), qui sont des exceptions géopolitiques comme l’étaient l’Allemagne et le Vietnam, et l’est encore la Corée. En plus, des différentes métropoles impliquées avant et maintenant (Madrid, Paris, Washington, New York, San Juan et Miami) dans ce dessin, et des migrations africaines qui jouent, Haïti est la première nation noire indépendante de l’ère moderne et, simultanément, une des plus pauvres du planète. Par contre, la République Dominicaine se dessine comme un des pays les plus dynamiques de la région, avec des singuliers courants migratoires vers l’extérieur et l’intérieur. Les premières ont comme destination les Etats Unis d’Amérique (en incluant à Porto Rico) et l’Espagne, notamment et, à l’inverse, les déplacements massifs originaires d’Haïti sont plus visibles chaque jour chez sa sœur voisine. Mais ce qu’il nous intéresse révéler ici est – passez-nous l’opportune expression – la perméabilité de cette insularité frontalière, cette inceste bigarré avant de la globalisation pour convoquer réflexions inédites concernant ses multiples profiles et ombres, par cette sélection plurielle et synchronique d’artistes de la lentille, originaires des deux nations qui habitent dans les deux flancs (occidental et oriental) de l’île de La Española. Cette promiscuité discursive est précisément la cause de cette réunion bipolaire qu’en ce moment se regarde dans son miroir double. Le support photographique nous permet d’éluder les fantômes qui manipulent cette réalité perméable, et loin de constituer un canon commun, multiplie les routes qui assaillent la réalité et la questionnent. Cette cartographie unique dans son genre dans la Caraïbe, celle d’une île et deux peuples condamnés pas seulement à se comprendre mais aussi à vivre avec l’autre comme qui ce vit avec son propre ombre, reflète par soi même cette infiltration mutuelle depuis le document ; le paysage ; le reportage ; l’architecture, l’étude ou les arts, comme nous voulons le montrer ici, qu’en aucune mesure prétend substituer les réalités qui fragmente, ni les scénarios et moments de la narration topique. Au contraire, notre intention est confronter ce discours aléatoire et méfiant avec des endroits communs mais aussi avec la réalité et la fiction, avec l’image plurielle d’une île/monde, multipolaire, de saints et louanges qui s’expriment en créole, castillan, français ou anglais, faits de vaudou et christianisme animiste en symbiose, d’exubérance et de misère, des réalités parallèles et mondes métaphysiques qui survivent, de cohabitation difficile, en somme, des contraires antagoniques et des nœuds et plis originaux. Dans ce sens, les images que nous avons choisi – à condition de bâtir cette séquence de pairs et impairs -, ne reflètent pas leur origine certaine, ni soustraient pas toujours à la vie un instant exceptionnel, une élection ou l’hasard de lancer les dés, sinon, parfois, sont ces mêmes images scénarios et installations, bâtiments de ce qui est « réel », qui veulent souligner ce que nous ne voyons pas mais qui cependant y est, et aussi révèlent parfois ce qui n’y est pas et le découvrent. En fin de compte nous ne voyons pas seulement avec les yeux mais mieux avec des cerveaux qui établissent préalablement les cadres référentiels qui filtrent et bouleversent les sens qui coulent, comme propagande, symbole et même mensonge organisée et déjà vue. En tout cas, cette sélection que nous vous présentons n’essaie pas de pontifier concernant la photographie et son essor actuel vrai dans la vieille Saint-Domingue et sa contrepartie, plus ample et riche que ce que nous pouvons vous montrer ici, mais au contraire, elle cherche à articuler des nouvelles relations et l’exploration d’intérêts communs entre les deux communautés artistiques, et jamais fermer une route qui reste ouverte. Certes, a été plus en fonction de sa proximité à l’autre, de la neutralisation des identités modèles et antérieures, que nous avons articulé ces dialogues plus visibles dans le montage et ces rencontres, ces connexions arbitraires qui uniquement éludent la signification bipolaire, fréquentant l’autonomie des images, plus loin des servilités d’identité également artificiels et mythiques. Si race, religion, origine et langue constituent le profil des murs et frontières du passé récent, les symbioses, la promiscuité naturelle et le métissage favorisé par les migrations le dissoudrent. Bonn / Santo Domingo / Port au Prince / Santiago / Girona / Miami Septembre 2002 Artistes invités Haiti Olivier Flambert Adler Guerrier Carl Juste Roxane Ledan Daniel Morel Roberto Stephenson Marc Steed Dominican Republic Elia Alba Vinicio Almonte Carlos Acero Ricardo Briones Miguel Gómez Fonso Khoury Abraham Khoury Dario Oleaga
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