D'encres et d'exil - du 27 au 29 novembre au centre Pompidou

L’écrivain : souvent isolé,
c’est-à-dire « façonné comme une île ».
L’exilé : « celui ou celle qui a quitté l’île ».

L’île…
Un monde en réduction, à la culture et à la langue singulières,
une création artistique concentrée et inépuisable. Mais aussi
une terre close, étriquée, à l’identité surdéterminante, trop
prégnante, que de nombreux intellectuels ou écrivains cherchent
à fuir.
L’île…
Depuis l’Antiquité, un refuge de l’imaginaire, de l’exil créatif,
le lieu de l’Utopie comme repéré sur une carte. Mais aussi la
prison idéale, où la mer est un mur infranchissable, un
espace propice aux abus de pouvoir, intolérables pour les poètes
et tout homme épris de liberté.
L’île…
Un coin de terre où l’on ne revient jamais, heureux (ou
contraint) de parcourir le monde en nomade. Mais aussi
un aimant au magnétisme paradoxal, qui attire et repousse,
que l’on ne cesse de retrouver et de fuir, en de perpétuels allersretours.
L’île comme fantasme d’écriture…
L’ex-île comme condition idéale de l’écrivain…
On le voit, les pistes de réflexion ne manqueront pas aux treize
invités, venus de treize îles, pour ces neuvièmes rencontres
D’encre et d’exil.

 


Pascal Jourdana

(extrait du catalogue de présentation des 9° rencontres internationales des écritures de l'exil de la Bibliothèque publique d'information du centre Pompidou du 27 au 29 novembre 2009)
 

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