PARCOURS
D'origine franco-haïtienne, Elodie Barthélémy est née en 1965 en Colombie.
Diplômée de l'Ecole Nationale Supérieure de Paris, elle possède également une licence d'Art plastiques.
Elle vit et travaille à Paris et est une des artistes montantes de l'art contemporain français.
Comme la peinture ne l'amène pas où elle veut, Elodie commence à travailler sur tissu. Au début, c'est juste esthétique, des assemblages découpés. Puis les vêtements qu'elle accumule depuis toujours deviennent la trame du récit de son histoire. Elle réalise aussi des installations d'une force étrange sur le thème des ancêtres, travaillant sur la chevelure et la mémoire des corps.
L'installation présentée ici est le résultat d'une réflexion dont la démarche lie les origines franco-haïtiennes de l'artiste à la naissance de la première république Noire.
« En me renversant, on n'a abattu à Saint-Domingue que le tronc de l'arbre de la liberté des Noirs ; il repoussera par les racines parce qu'elles sont profondes et nombreuses. » Toussaint Louverture
Il se trouve qu'Haïti a comme caractéristique essentielle d'être en lien étroit avec ses racines multiples : le monde amérindien, le continent américain, la Caraïbe, la France, et surtout, l'Afrique.
Cette mémoire des origines qui s'est forgée dans les combats contre l'esclavage et pour l'Indépendance est aujourd'hui ce qui confère au peuple d'Haïti, sa capacité de résistance, sa fierté et sa force créatrice.
Travailler sur des souches d'arbre, en pensant à ce pays, peut être un bon moyen de rentrer en contact avec ses racines, en constater leur teneur, leur vitalité, en un mot, les célébrer, sans oublier de rendre hommage aux femmes et aux hommes d'hier et d'aujourd'hui qui les ont entretenues.
Par ailleurs, la vision de ces arbres coupés, déracinés, « déchoukés » ne peut qu'être légitimement associée à l'image d'un pays dévasté par une crise profonde et rongé par la déforestation.
Lorsque Simone Schwarz-Bart décrit dans la campagne guadeloupéenne de « Pluie et vent sur Télumée miracle », avoir vu « des souches qui renaissaient tous les ans, envoyant des surgeons d'un vert lumineux au-dessus des masses calcinées », on est tenté de songer qu'elle pourrait évoquer là, le pays d'Haïti.
Expositions collectives
2003 : « 2 TEMPS, 5 MOUVEMENTS », Conseil Régional de Picardie « ARTISTES DU IVème », espace des Blancs- Manteaux, Paris
2002-03 : « L'ARTISTE ET LE VEGETAL », uvre in situ, Verderonne
2001 : « JEUNE CREATION », la Grande Halle de La Villette, Paris
2000 : « HAÏTI : ANGES ET DEMONS », la Halle Saint-Pierre, Paris « (MAIS) QUE SONT-ILS DEVENUS ? », DRAC Picardie, Amiens « FESTIVAL DES RACINES NOIRES », Ile de Gorée , Sénégal
1999 : « MAUVAISE HERBE POUSSE », Espace 8 Novembre, Paris
1998 : « RITES », Grande Halle de la Villette, Paris.
1997 : « SUITES AFRICAINES », Couvent des Cordeliers, Paris « SALON DE MONTROUGE »
Expositions personnelles
2002 : « L'ENTERREMENT DE MA VOITURE », uvre in situ, Saint-Benoît, La Réunion « LE GOUT DU CHOCOLAT », chapelle du Verbe Incarné, Le Toma, Avignon
2001 : « NOURRIR LES DIEUX », uvre in situ, Château de Sacy-le-Petit
1999 : « BERCEAU CARAIBES », Centre Culturel Français de Damas, Syrie
1998 : « LA MARQUISE S.S. », Médiathèque François Mitterrand, Beauvais
1997 : « FECONDATION IN KWI » Espace 8 Novembre, Paris
1996 : « LA BOUCHERIE » ; Performance, Paris
1995 : « FEMININ-MASCULIN », Théâtre d'Epinay-sur-Seine
1994 : « DESSOUS : DEDANS,DESSINS », La Petite Galerie, Paris
1993 : « TISSUS APPLIQUES »,Bibliothèque de Cournon d'Auvergne
1992 : Galeria de Arte Carlos Merida, Guatemala-Ciudad, Guatemala « W&E » Galeria de Artes, Tegucigalpa, Honduras
Collections publiques
D'origine franco-haïtienne, Elodie Barthélémy est née en 1965 en Colombie.
Diplômée de l'Ecole Nationale Supérieure de Paris, elle possède également une licence d'Art plastiques.
Elle vit et travaille à Paris et est une des artistes montantes de l'art contemporain français.
Comme la peinture ne l'amène pas où elle veut, Elodie commence à travailler sur tissu. Au début, c'est juste esthétique, des assemblages découpés. Puis les vêtements qu'elle accumule depuis toujours deviennent la trame du récit de son histoire. Elle réalise aussi des installations d'une force étrange sur le thème des ancêtres, travaillant sur la chevelure et la mémoire des corps.
L'installation présentée ici est le résultat d'une réflexion dont la démarche lie les origines franco-haïtiennes de l'artiste à la naissance de la première république Noire.
« En me renversant, on n'a abattu à Saint-Domingue que le tronc de l'arbre de la liberté des Noirs ; il repoussera par les racines parce qu'elles sont profondes et nombreuses. » Toussaint Louverture
Il se trouve qu'Haïti a comme caractéristique essentielle d'être en lien étroit avec ses racines multiples : le monde amérindien, le continent américain, la Caraïbe, la France, et surtout, l'Afrique.
Cette mémoire des origines qui s'est forgée dans les combats contre l'esclavage et pour l'Indépendance est aujourd'hui ce qui confère au peuple d'Haïti, sa capacité de résistance, sa fierté et sa force créatrice.
Travailler sur des souches d'arbre, en pensant à ce pays, peut être un bon moyen de rentrer en contact avec ses racines, en constater leur teneur, leur vitalité, en un mot, les célébrer, sans oublier de rendre hommage aux femmes et aux hommes d'hier et d'aujourd'hui qui les ont entretenues.
Par ailleurs, la vision de ces arbres coupés, déracinés, « déchoukés » ne peut qu'être légitimement associée à l'image d'un pays dévasté par une crise profonde et rongé par la déforestation.
Lorsque Simone Schwarz-Bart décrit dans la campagne guadeloupéenne de « Pluie et vent sur Télumée miracle », avoir vu « des souches qui renaissaient tous les ans, envoyant des surgeons d'un vert lumineux au-dessus des masses calcinées », on est tenté de songer qu'elle pourrait évoquer là, le pays d'Haïti.
Expositions collectives
2003 : « 2 TEMPS, 5 MOUVEMENTS », Conseil Régional de Picardie « ARTISTES DU IVème », espace des Blancs- Manteaux, Paris
2002-03 : « L'ARTISTE ET LE VEGETAL », uvre in situ, Verderonne
2001 : « JEUNE CREATION », la Grande Halle de La Villette, Paris
2000 : « HAÏTI : ANGES ET DEMONS », la Halle Saint-Pierre, Paris « (MAIS) QUE SONT-ILS DEVENUS ? », DRAC Picardie, Amiens « FESTIVAL DES RACINES NOIRES », Ile de Gorée , Sénégal
1999 : « MAUVAISE HERBE POUSSE », Espace 8 Novembre, Paris
1998 : « RITES », Grande Halle de la Villette, Paris.
1997 : « SUITES AFRICAINES », Couvent des Cordeliers, Paris « SALON DE MONTROUGE »
Expositions personnelles
2002 : « L'ENTERREMENT DE MA VOITURE », uvre in situ, Saint-Benoît, La Réunion « LE GOUT DU CHOCOLAT », chapelle du Verbe Incarné, Le Toma, Avignon
2001 : « NOURRIR LES DIEUX », uvre in situ, Château de Sacy-le-Petit
1999 : « BERCEAU CARAIBES », Centre Culturel Français de Damas, Syrie
1998 : « LA MARQUISE S.S. », Médiathèque François Mitterrand, Beauvais
1997 : « FECONDATION IN KWI » Espace 8 Novembre, Paris
1996 : « LA BOUCHERIE » ; Performance, Paris
1995 : « FEMININ-MASCULIN », Théâtre d'Epinay-sur-Seine
1994 : « DESSOUS : DEDANS,DESSINS », La Petite Galerie, Paris
1993 : « TISSUS APPLIQUES »,Bibliothèque de Cournon d'Auvergne
1992 : Galeria de Arte Carlos Merida, Guatemala-Ciudad, Guatemala « W&E » Galeria de Artes, Tegucigalpa, Honduras
Collections publiques

















